lundi 12 janvier 2026

Les Rois du monde

Pour l’Épiphanie, le Racing Club de Strasbourg est tombé sur la part « nouvel entraîneur ». Cette année, Liam Rosenior est parti avec la fève avant même de partager la galette. Personne ne lui reprochera d’être ambitieux et de rejoindre Chelsea, la maison mère du RCS, le turnover fait partie de la vie d’une entreprise, mais quand même… Liam Rosenior qui avait prolongé son contrat en avril dernier en disant qu’il voulait rendre la confiance qu’on lui accordait sur le terrain, laisse le club à la 7e place, avec un petit point de plus que la saison dernière à l’issue du cycle aller et cinq matchs sans victoire. Alors la question est : lorsque l’on est le club qui a dépensé le plus d’argent sur le marché des transferts à l’intersaison, une 7e position, 2 petits points devant le 11e, sa majesté n’a-t-elle pas un peu roulé tout le monde dans la frangipane ? Une autre question :
le jeu du 11 strasbourgeois, annoncé comme révolutionnaire, n’a-t-il pas fait pschitt ? Le Racing, nouveau génie de la L1, ne s’est-il pas essoufflé un peu trop tôt ? Et Marc Keller dans tout ça ? Pense-t-il que ses patrons ont touché à « l’institution » en lui chipant Rosenior ?
Ce nouveau changement est un autre petit caillou dans les crampons du président. C’est plutôt clair, et les supporters contre la multipropriété ne s’y sont pas trompés, on ne décide plus grand-chose à Strasbourg, à part les commandes de kleenex pour pleurer et de galettes des Rois… des cons ? Comme le dit la chanson, « Les rois du monde vivent au sommet, ils ont la plus belle vue, mais y’a un mais, ils ne savent pas ce qu’on pense d’eux en bas… » L’éthique sportive, la construction d’une équipe qui prend du temps, les valeurs, les liens humains, le respect des supporters, tout ça, les Rois du monde s’en balancent pas mal, et c’est bien à l’image de notre époque. On est toujours trahis, mais on espère encore. Ma voisine qui s’en fout du foot comme de sa première paire de talons hauts m’a dit que le Racing n’avait aucune importance à côté de l’état de la planète, et elle a raison de penser à ceux qui se battent pour leur indépendance. Au Vénézuéla, en Iran, partout, retrouver ou conserver sa liberté doit rester une priorité.

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