Maxi Flash : Vous avez débuté la tournée de Zen, votre quatrième spectacle, avant Noël. Comment décrire cette création ?
La Bajon : C’est un spectacle beaucoup plus personnel que les précédents, où je me découvre beaucoup plus que par le passé en tant qu’Anne-Sophie Bajon. J’ai une histoire un peu particulière. Je suis née sous X et j’ai été adoptée. Il y a trois ans, grâce à un test ADN, j’ai pu retrouver ma sœur. Cette histoire, je l’évoque sur scène. C’est l’occasion de parler de la famille, des liens du sang, de mes origines, etc. J’évoque aussi des sujets de société, comme à mon habitude. Ce spectacle est davantage tourné vers le stand-up, et non pas vers la comédie, comme j’ai pu le faire ces dernières années avec diverses interprétations de personnages. Il me donne la possibilité d’improviser davantage avec le public. De plus, à chaque date, je puise également dans l’actualité locale, s’il y en a une. Je me fais un malin plaisir à parler du quotidien de mes spectateurs, des habitants. C’est un spectacle qui parle à tout le monde.
Pourquoi l’avoir appelé Zen ?
Zen, c’est un mot qui résonne chez tout le monde. Nous vivons à une époque où l’actualité est assez anxiogène. Dans ce spectacle, j’ai envie de rire de tout, avec n’importe qui, je montre que rien n’est grave. Zen doit permettre de respirer un coup, de prendre de la hauteur, de rire tous ensemble, de profiter du moment présent.
En plus de la scène, avez-vous d’autres projets ?
Pour le moment, avec la tournée, j’ai du mal à accorder du temps à de nouveaux projets. Cependant, j’y pense. J’ai des idées de pièces de théâtre, de vidéos pour ma chaîne YouTube, et j’adorerais faire du cinéma. Je cherche à faire de l’humour sur d’autres supports.
Ce n’est pas votre première en Alsace. En avez-vous des souvenirs ?
J’ai beaucoup joué en Alsace, c’est vrai. Je trouve que le public y est très réactif et très chaleureux. Cela donne souvent lieu à des improvisations totalement improbables. Pour être honnête, je dois bien avouer que j’adore la gastronomie alsacienne… Je ne viens pas que pour ça, mais quand même ! (rires)


