F comme Fable footballistique.
Le Racing ayant goûté à la multipropriété/ Se trouva fort dépourvu quand Rosenior eut disparu/ A Chelsea, l’entraîneur fut rappelé/ Et contre les critiques, on vit le Keller se rebiffer ! Moralité : il ne faut jamais prendre le public (même qui siffle ou se tait) de haut ou pour des imbéciles…
N comme Neige.
Du côté de Paris, c’est une découverte ou la version humaine du poisson rouge qui tourne dans son bocal se disant qu’il n’était jamais passé dans ce joli coin : tiens, l’hiver il peut neiger !… Je suis injuste : c’est aussi un moyen mnémotechnique pour la SNCF, des sociétés de transport en commun et des automobilistes pour savoir la saison où les routes peuvent être glissantes, voire bloquées. Oui, un bon moyen de s’en souvenir, mais souvent trop tard quand on voit le nombre de véhicules à l’arrêt… La neige est aussi la version froide et humide du Hans im Schnockeloch : quand il n’y en a pas, on la veut et quand il y en a, on n’en veut plus. À ce propos, j’ai lu dans un journal que pour éviter de glisser sur la neige ou le verglas, il faut marcher comme un pingouin, jambes écartées, pieds en V et buste légèrement en avant. Il est vrai que c’est efficace, car le ridicule, lui, ne tue pas…
G comme Grippe.
Je pense que c’est un médecin ou un pharmacien qui ont inventé les embrassades à l’occasion du Nouvel An : en effet, leurs cabinets et officines ne désemplissent pas les deux mois qui suivent avec les malades de la grippe… J’oubliais l’industrie cosmétique qui se fait également mousser puisqu’on nous rappelle sans cesse qu’il faut se laver les mains plusieurs fois par jour avec du savon, pour éviter de nous le passer… Mais soyons positifs : même si l’on reste confinée sans sa chambre, la grippe fait voyager puisqu’elle peut être espagnole, asiatique ou mexicaine. J’ai même lu que le mot français aurait une origine germanique, grippen, signifiant « agripper, saisir brusquement ». C’est comme faire ses courses driewe : c’est contagieux…


