Le drame qui l’a touchée aurait pu la mettre à terre, mais il a forgé sa destinée et son tempérament de battante. Et il en fallait pour réaliser de tels exploits. À 9 ans, Constance perdait son père d’un cancer du pancréas. Quatorze ans après sa disparition, elle découvre une lettre dans laquelle il formulait une dernière volonté : que ses cendres soient dispersées sur les sept points culminants des continents. Un rêve vertigineux, presque irréalisable. Pourtant, sans aucune formation en alpinisme et alors qu’elle est encore étudiante en école de commerce, la jeune Strasbourgeoise décide de s’engager corps et âme dans ce projet fou.
Avant l’Everest, il y a les premières étapes de ce chemin initiatique : le Kilimandjaro en Afrique, l’Aconcagua en Amérique du Sud, puis le Denali en Amérique du Nord. Des ascensions déjà extrêmes qui la forgent physiquement et mentalement et la préparent à un défi d’une autre envergure : la plus haute montagne du monde. Avec Hugo Lorentz, le réalisateur du film, Constance s’est attaquée à l’Everest en avril dernier. De la découverte de la population locale et de sa culture à la traversée de l’Icefall, des camps I à IV jusqu’à l’arête sommitale, le spectateur est plongé au cœur de l’ascension. La fatigue, la douleur, le froid, la rudesse de la montagne sont presque palpables. Mais c’est surtout l’émotion, brute et sincère, qui traverse l’écran.
À travers Chapitre III, L’Everest, Constance livre un récit profondément humain. Un film inspirant, sensible et visuellement puissant, qui interroge le deuil, la résilience, la transmission et la capacité de chacun à se dépasser.


