Maxi Flash : Vous avez grandi à Mutzig, quand avez-vous décidé de monter à Paris pour être comédien ?
Foudil Kaibou : Alors, c’est exactement ce que je raconte dans le spectacle ! Quand j’ai commencé, j’ai fait des études à Strasbourg avant de travailler dans les ressources humaines à Paris. La raison était surtout familiale, j’ai sécurisé le périmètre en travaillant, avant de monter à la capitale, un peu à la Charles Aznavour, je me voyais déjà en haut de l’affiche ! J’ai commencé par une petite pièce de boulevard qui s’appelait Couscous aux lardons pendant cinq ans, où on a fini dans une grande salle. C’était la bonne décision, même financièrement. Puis j’ai décidé de monter seul sur scène, j’avais cette phobie sans troupe ni partenaire, et un jour j’ai fait mon premier spectacle, L’Arabe qui cache la forêt. Ça a été un succès puisque différentes productions m’ont demandé, Juste pour rire, le Jamel Comedy club, Canal +, le Marrakech du rire… On a l’impression d’être un joueur de foot qui passe d’un club à l’autre ! C’est un problème de riche, ça change beaucoup du début de carrière où c’est nous qui frappons aux portes.
C’est très nostalgique, il y a des références à ce qu’on aime
Le Téprif de Guyguess est un de vos grands succès. Y’a-t-il beaucoup de foot dans votre spectacle ?
Non pas du tout, Guyguess arrive à la fin, il est attendu forcément. Mais c’est fou parce que la vidéo la plus vue de Guyguess, c’est celle où il parle du Marché de Noël… C’est plutôt l’Alsace la star, parce qu’il donne son avis sur beaucoup de choses de la société, sa femme, ses enfants… Dans le spectacle, je raconte ma vie à l’école primaire, le collège en Alsace—c’est pas le collège en région parisienne, la première petite amie non plus ! C’est très nostalgique, il y a des références à ce qu’on aime, tout peut m’inspirer, même si j’ai des sujets de prédilection comme l’éducation, le clivage entre pauvreté et vie chère, manger bio, etc.

Votre tournée dépassera-t-elle les frontières de l’Alsace ?
Oui, j’ai une version parisienne de mon spectacle, et une alsacienne. Par exemple, le sketch de la rencontre avec les beaux-parents alsaciens, tout le monde peut le comprendre, mais quand je le fais en Alsace, il dure deux fois plus longtemps ! J’ai fait des dates à Paris, Reims ou Montpellier… En 2026, je suis focus sur l’Alsace, dans le Haut-Rhin aussi.
Infos, réservations sur les réseaux. Également le 21 mars à Erstein, le 30 avril à Schiltigheim.



