P comme Panneaux.
Le premier panneau de la CEA « Bienvenue en Alsace » a été installé à Saales, avec sa version welsche, déclinée selon la langue pratiquée dans les lieux d’installation, avec pictogrammes rouge et blanc de cigogne, cathédrale et statue de la Liberté. L’opération vise à contrer les panneaux du Grand Est, mais aussi ceux indiquant que « La région aide ses communes ». Avec les panneaux affichant le supermarché du coin, le fast-food, les magasins spécialisés, j’en passe, on se demande si à l’arrivée on sait encore dans quelle commune on est ! Dépenser autant d’énergie et d’argent pour indiquer la même chose, on se dit que l’essentiel est, bien entendu, de ne pas tomber dans le panneau.
C comme Cinéma.
On se pose encore la question de l’invention du 7e art : les Allemands ou les Français ? En tout cas, il s’agit d’une histoire de frères puisque Max et Emil Skladanowsky ont projeté leurs films à Berlin le 1er novembre 1895, alors que les courts-métrages d’Auguste et Louis Lumière ont été présentés au Grand Café de Paris fin décembre 1895. Longtemps, j’ai cru que le cinéma n’était qu’allemand. La faute en incombe à ma mère qui, le dimanche, disait toujours : « Ich well e film auf em ditsche lueje » « Je veux regarder un film sur l’allemande ». Entendez par là : à la télévision allemande. Elle regardait souvent des films français, mais allez savoir pourquoi, pour elle, c’était plus intéressant dans la langue de Goethe… J’avoue ne plus aller dans les salles obscures depuis le jour où j’ai cru que la bande-son n’était pas la bonne. Je pensais assister à La grande bouffe. J’ai compris pourquoi on appelait cela une salle de projection : c’était les miettes de chips de mon voisin…
L comme Légendes urbaines.
On aurait déjà vu des lapins de Pâques en chocolat dans les magasins. L’explication ? Pensant qu’on fêtait Noël à l’année en Alsace, comme dans un parc d’attractions, les touristes auraient bouffé tous les beignets de carnaval, car ils sont restés sur leur faim…


