Quel était votre rapport à la radio durant votre jeunesse ?
Durant mon adolescence, j’ai beaucoup écouté la radio, surtout pour la musique. Une passion transmise très tôt par mon grand frère. Au lycée, je me suis tournée vers le théâtre. J’ai développé un fort intérêt pour le monde du spectacle. J’ai une formation de comédienne. J’ai suivi des cours de théâtre à Paris et j’ai même participé à des stages d’été au Cours Florent. Ma vie professionnelle a débuté à 21 ans. Après avoir laissé un message vocal sur un répondeur pour un casting chez FIP, ça a fait tilt et j’ai été recrutée. J’annonçais surtout les bouchons. J’avais la charge de les rendre « sexy » à l’antenne, pour le plaisir des automobilistes alsaciens. J’avais peur, j’étais très timide, mais beaucoup complimentaient ma voix, on me faisait comprendre que j’étais à ma place.
En 1996, après des expériences à Europe 2 et Arte, vous décidez de partir à Paris, pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Est-ce que cette décision vous a réussi ?
Les débuts n’ont pas été simples. J’ai travaillé pendant un temps en tant que serveuse, mais j’ai été renvoyée, car trop maladroite. Par chance, j’ai appris par une connaissance commune que Franck Firmin-Guion, l’ancien directeur artistique d’ARTE, avait rejoint TF1. Ainsi, j’ai participé à un grand casting pour devenir la voix d’antenne de TF1 et j’ai été retenue. Pendant dix-neuf ans, j’ai annoncé le programme de la soirée après le journal télévisé de 20h, les fameux « coming next ». En parallèle, j’intervenais la nuit sur RTL2. J’ai aussi bossé pour MFM, RTL où je faisais des remplacements dans la matinale aux côtés de Christophe Hondelatte, Europe 1, pour qui j’étais speakerine, Sud Radio, et même France 2, où j’enregistrais également des bandes annonces. On a aussi pu entendre ma voix dans des pubs pour Nespresso, Renault ou même Lancia.

En 2018, vous décidez de quitter la capitale pour retrouver votre Alsace natale. Pourquoi ?
Le décès de mon père a été l’élément déclencheur. De plus, à la même période, j’ai rencontré François, qui est devenu mon mari. J’avais – et j’ai toujours – à cœur de m’installer durablement en Alsace. Peu de temps après, la France entière a été confinée, mais j’avais besoin de sortir la tête de l’eau. Un ami m’a conseillé Top Music. Ainsi, j’ai écrit à Christophe Schalk, son gérant, et par chance, il avait un besoin. J’ai d’abord rejoint Top Music en 2021 pour prêter ma voix à des bandes-annonces ou des publicités. En 2024, j’ai commencé à animer, aux côtés de Manu, dans le créneau du 16-19.
Comment décrire votre relation avec Manu ?
C’est un monument de Top Music, à l’antenne depuis 32 ans. Il m’a immédiatement montré l’étendue de son professionnalisme, de sa gentillesse. C’est un homme génial. À mon retour en Alsace, l’acclimatation a été plutôt difficile, je dois bien l’avouer. Grâce à Manu, tout s’est fait plus facilement. Nous formons un bon duo, nous sommes deux personnes saines l’une pour l’autre.

Depuis le mois de septembre, vous co-animez le créneau 10-14. Comment avez-vous découpé cette émission ?
En plus des flashs infos des journalistes, nous évoquons les bons plans gourmands et sorties en Alsace, nous parlons de l’emploi, nous offrons des cadeaux aux auditeurs, etc. Pour ma part, je propose aussi la chronique appelée Le tips d’Olivia, qui aborde une information ou une histoire permettant de briller en société, pour se la péter à l’apéro. Je produis aussi une chronique cinéma, mon autre passion, durant laquelle je communique mes coups de cœur du moment sur grand écran.

Est-ce que vous vous voyez finir votre carrière en Alsace ?
J’ai travaillé dans de grandes radios, aux côtés de personnes très connues, mais je serai très heureuse de finir ma vie professionnelle à Top Music, aux côtés de Manu. J’apprécie cet esprit familial, et encore plus d’être écoutée par des milliers d’auditeurs chaleureux. Ça fait au chaud au cœur. De plus, j’ai beaucoup de respect pour Pascal Muller, le directeur d’antenne, un vrai homme de radio. Je considère avoir beaucoup de chance de travailler à ses côtés, tout autant qu’avec Manu.


