mercredi 4 mars 2026
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Wissembourg. Pension Scholler ou « la Nef des fous »

La troupe de théâtre alsacien Klein Dominikaner Bühn est de retour sur la scène de la Nef de Wissembourg les 7, 10, 13 et 14 mars à 20h, pour la comédie Pension Scholler. Laurent Fischer est à l’adaptation, traduction, aux décors et à la mise en scène de cette pièce de folie.

Maxi Flash : La troupe est née en 1984. Quand êtes-vous arrivé ?

Laurent Fischer : Klein Dominikaner Bühn fait référence au couvent dominicain, c’est l’ancien nom du relais culturel, actuellement La Nef, le lieu où la troupe a été créée. En 1995, on m’a demandé d’écrire un texte théâtral pour ses dix ans, j’étais prof de lettres classiques, dialectophone, et j’ai toujours aimé le théâtre. J’ai créé une revue humoristique qui devait être un spectacle unique, mais qui a tellement bien marché qu’on alterne les revues et les pièces de théâtre. Nous avons joué Les rustres, La femme du boulanger, Arsenic et vieilles dentelles la toute dernière… Depuis 2018, je suis assisté par un comédien professionnel qui apporte son point de vue, cette année c’est Gaspard Raymond.

Comment s’est fait le choix de Pension Scholler, écrite en 1890 par Jacoby et Laufs ?

C’est une pièce que j’ai sous le coude depuis vingt ans, je les laisse mûrir un peu et puis j’y vais. La folie est un thème théâtral par excellence et il est actuel dans la mesure où il y a peut-être plus de fous dangereux dehors que dedans ! C’est une farce qui est jouée tout le temps en Allemagne, et l’a été en 2017 à Guebwiller. J’ai eu cette version haut-rhinoise de Simone Clavey que j’ai transposée en francique—c’est une particularité de la troupe de parler francique et non alémanique, sans compter la variété des dialectes liée aux acteurs des villages alentours. Ils seront treize comédiens qui ont répété 35 à 40 fois d’octobre à mars.

Laurent Fischer, le metteur en scène de la troupe KDB. / ©DR
De quoi parle la pièce ?

Il s’agit d’un oncle plutôt fortuné qui conclut un deal avec son neveu (pour parler le langage trumpien) : il lui assure un soutien financier en échange d’une soirée dans un centre psychiatrique. Le neveu est désemparé, mais se rabat sur l’honorable pension Scholler fréquentée par une bande d’originaux, une écrivaine déjantée, un globe-trotter mythomane… C’est un vaudeville à la Feydeau qui est contemporain des auteurs. Nous avons choisi de la jouer dans les années 50-60, avec des costumes prêtés par le TNS, des décors en panneaux et peu de mobilier pour ne pas surcharger la scène immense. Il faut de l’espace pour le jeu, c’est ce qui donne l’intérêt particulier de la Nef, qui devient comme par hasard La Nef des fous !

Pièce en alsacien surtitrée en français, à partir de 8 ans, 6 à 14€, réservations à la Nef, 0388941113.

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