lundi 7 avril 2025
AccueilÀ la uneCécile Wolfrom remporte Pékin express, c’est l’Alsace qui gagne

Cécile Wolfrom remporte Pékin express, c’est l’Alsace qui gagne

La Strasbourgeoise de 27 ans, Miss Alsace 2021 et deuxième Dauphine de Miss France, à réalisé un autre rêve, elle a gagné la 20e saison de l’émission mythique de M6. Mais pour elle, ce n’est que le début du formidable destin qui l’attend.

Qu’avez-vous ressenti au moment de votre victoire ?

C’était une libération, le poids de l’aventure disparaissait de mes épaules, le poids du sac aussi. Dans le sprint final, c’était très très intense. Je me souviens de cette montée de plusieurs kilomètres, c’était très dur. J’ai immédiatement pensé à mes parents que j’avais envie de rendre fiers. J’avais envie de leur montrer que la petite nana qui a fait Miss France il y a trois ans en avait dans la tête et dans les jambes aussi.

Vous avez gagné Pékin express avec Marion Navarro, l’aventure a duré presque deux mois, et elle est terminée depuis le 10 octobre. Depuis vous avez gardé le secret, le dire est une libération ?

Oui, je l’avais dit à mes parents et à ma meilleure amie, mais c’est tout. C’est vrai que parfois j’avais envie de raconter l’histoire, les gens insistaient, mais j’ai réussi à tenir ma langue.

Il y a eu des moments difficiles, des larmes, racontez-nous l’épreuve la plus difficile.

J’ai le vertige et j’ai sauté de 70 m de haut en arrière sans voir le vide, ce qui n’est pas vraiment humain à part si on a envie de mourir. Il y a un moment où j’ai cru que je n’arriverais pas à vaincre ma peur et à sauter, mais finalement j’ai trouvé le courage de le faire pour le binôme, car si je ne sautais pas, on ne pouvait pas accéder à la finale. C’était un très grand dépassement de soi, une fierté. Pour la première fois, j’ai réussi à vaincre une phobie.

C’était la 20e édition de Pékin express, c’est une aventure qui vous faisait rêver ? Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Je voulais casser les codes des miss ; j’ai été élue deuxième dauphine de Miss France en 2022, et ma copine Marion qui a fait l’aventure avec moi, deuxième dauphine en 2023. C’est la place la plus difficile, car la première est Miss France, la deuxième part à l’élection de Miss Monde, mais la troisième n’a rien. On avait envie de prendre notre revanche et de gagner quelque chose. Cette aventure nous offrait cette possibilité, en plus de découvrir le monde et de voyager. C’était une évidence, c’était la revanche des deuxièmes dauphines.

Pour Miss Alsace 2021, l’aventure en Afrique a été exceptionnelle. / ©Patrick Robert/M6
Vous aviez la possibilité de gagner jusqu’à 100 000 €, mais ça ne s’est pas passé comme ça.

Non, parce que notre cagnotte s’est effondrée lors de la finale, chaque seconde comptait et on a passé 1h41 à résoudre l’épreuve avant le sprint final. Elle s’est figée à 4900 € alors que les autres finalistes avaient 96 000 €. Mais on a gagné avec cette petite somme, et eux ont perdu l’ensemble de leur cagnotte du coup. L’année dernière, les vainqueurs ont remporté 100 000 €.

C’est frustrant ?

Oui, et ma frustration est assez énorme, parce que c’est une très grosse somme d’argent. Quand on arrive en finale, on se voit remporter 100 000 €,
on commence à se projeter, moi j’ai créé Sunny Steps, une association d’aide humanitaire internationale qui aménage des orphelinats, un accès aux soins, à l’assurance santé et à l’éducation en Tanzanie. Avant de partir, j’avais dit que l’intégralité de ma cagnotte serait reversée à l’association.

C’est marrant parce que vous étiez en Tanzanie pour Pékin express?

Oui, on ne savait pas où on allait atterrir, c’est le principe, on avait les yeux bandés et on est arrivé à Arusha, nous sommes passés à quelques mètres de l’orphelinat. J’y vais trois ou quatre fois par an, je connais bien le pays, mais je ne connaissais pas le Mozambique et l’Afrique du Sud, je ne savais même pas qu’existait le Lesotho, c’était incroyable aussi. Les conditions de vie sont vraiment différentes et ça nous a remis les pieds sur terre. Dormir par terre chez l’habitant dans des maisons en tôle, il n’y avait pas forcément à manger, je n’avais jamais été confrontée à cela auparavant.

« Je ne me suis jamais senti aussi vivante de toute ma vie, j’ai souffert parfois, mais j’ai ressenti un sentiment de bonheur profond »

Vous avez fait des rencontres inoubliables ?

Oui, complètement. La chaleur des gens qui n’ont absolument rien et qui nous ont accueillies sans nous connaître, qui nous ont traitées comme un membre à part entière de leur famille le temps d’une soirée, c’était assez exceptionnel.

Il paraît que vous vous êtes fait des amis ?

Oui, avec les autres candidats, on se voit encore, quasiment un week-end sur deux, on organise des choses ensemble. Pour l’anecdote, samedi lors de la diffusion de la finale, on était tous ensemble (sauf les finalistes) à la Maison de l’Alsace sur les Champs-Élysées, j’avais invité tous les candidats et une partie de la production.

À quel point cette aventure a changé votre vie ?

Elle m’a permis d’ouvrir mon esprit encore plus, même si j’avais une bonne base avec mes voyages en Tanzanie. Je n’avais jamais été confrontée à une telle pauvreté. Cela faisait un petit peu peur, mais je crois que maintenant je peux aller partout, dans n’importe quelles conditions. Aujourd’hui, j’ai une ouverture d’esprit sans limite. Découvrir d’autres cultures est une chance, la différence est une chance incroyable, on en sort plus intelligent, plus heureux. J’ai vécu presque deux mois dans quatre pays, sans téléphone, sans rien, avec l’envie de découvrir les gens, je ne me suis jamais sentie aussi vivante de toute ma vie, j’ai souffert parfois, mais j’ai ressenti un sentiment de bonheur profond, c’était magnifique.

Vous êtes une jeune fille d’aujourd’hui avec 200 000 followers sur Instagram, vous partagez votre vie, vous parlez de vos aventures amoureuses, vous faites des petits sketches assez drôles, c’est dans l’époque, mais Pékin express n’a rien à voir avec ça, même s’il y avait des caméras…

Le fait d’être coupée du monde, ça m’a fait bizarre au début, mais avoir le temps de prendre le temps pour soi et pour les autres, juste de parler, c’était incroyable. On parlait tellement qu’à la fin de la journée on avait des extinctions de voix, comme si l’on avait passé la soirée en boîte de nuit, on parlait dix fois plus qu’une journée normale avec un téléphone en main.

C’est une expérience que vous avez envie de renouveler ?

Oui, 100 000 fois. Si on m’appelle pour une autre saison, je prends mon sac à dos et j’y vais. Chaque année, il y a plus de 50 000 candidatures, tout le monde peut s’inscrire, c’est une aventure exceptionnelle. La vie est pleine de challenges, de défis, je suis jeune, j’ai envie de les saisir et ça serait nul de passer à côté. J’ose tenter des choses, et je crois que c’est pour ça que je suis heureuse.

Qu’allez-vous faire de votre vie maintenant que vous avez gagné Pékin express ?

C’est une excellente question, parce que jusqu’à présent j’étais dans la frénésie des diffusions de l’émission, mais il faut que je rédige ma thèse de pharmacie, sinon mes parents vont me tuer (rires), je n’ai pas fait un doctorat pour rien. Il y a aussi mon association et j’ai créé Maison Grenade, ma marque de boucles d’oreilles. Et pourquoi pas envisager quelque chose à la télé, ou à la radio, je ne sais pas encore, je suis ouverte aux opportunités et aux nouveaux challenges. C’est vrai que travailler dans une pharmacie après tout ce que j’ai vécu, même si c’est un métier formidable, ça peut faire bizarre.

Dernière question, vous êtes fière de vous, cela se sent, mais l’êtes-vous aussi pour l’Alsace ?

Bien sûr que oui. Je suis tellement fière une fois encore d’avoir l’opportunité de faire honneur à ma région et de porter haut les couleurs de l’Alsace.

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