Le syndrome de la gentille fille n’est pas une maladie, et il touche tous les genres, pour peu que l’éducation, la société et des référents très stricts aient créé un schéma qui fait passer les autres avant soi et duquel il est difficile de sortir. Mais pas impossible. Et c’est son expérience en consultation qui a permis à la psychologue spécialiste de l’anxiété, de l’estime de soi, des relations de couple et des violences sexistes de proposer des solutions. Car à vouloir trop plaire à tout le monde, on en oublie ses propres besoins, et surtout, son bonheur personnel.
Alors qu’est-ce qu’une « gentille fille » ?
Maria M. Novoa en fait le portrait détaillé : « Faire passer les besoins des autres avant les miens ; avoir la hantise du regard des autres ; est-ce que j’en fais assez ? ; réprimer ses émotions et éviter les conflits ; la difficulté à prendre des décisions ; la suradaptation ou être figurant de sa propre vie ». Un « gentillomètre » permet même de déterminer votre degré d’atteinte… Si vous répondez par la positive aux treize questions telles que « Avez-vous l’impression d’être égoïste lorsque vous n’aidez pas quelqu’un ? », alors ce livre est totalement fait pour vous. Mais une seule réponse positive suffira.

Évidemment, le docteur jettera un coup d’œil sur votre passé, qu’elle justifie cliniquement en expliquant comment le cerveau enregistre les expériences pour s’en servir au présent. Ensuite elle interroge le rôle de votre famille, qui a peut-être « survalorisé le mérite », ou
« projeté des attentes personnelles dans leur enfant » ou en a fait « une copie conforme »… Et après le passé, vient le présent, puis, 300 pages plus loin, le futur, c’est-à-dire les solutions.
Marta M. Novoa ne prétend pas détenir la clé absolue vers le bonheur et la liberté d’être qui l’on souhaite, mais elle conseille d’écrire une lettre comme elle l’a fait à la petite fille qu’elle était, pour l’autoriser à « être ». Quoiqu’il en soit, ce livre fonctionnera comme tous les traités de développement personnel à la mode : croire que l’on peut s’améliorer, c’est déjà un pas vers la réussite.




