vendredi 8 mai 2026
AccueilÀ la uneRobin Leon - Au Zénith de sa carrière

Robin Leon – Au Zénith de sa carrière

À 29 ans, Robin Leon s’apprête déjà à fêter ses dix ans de scène. Révélé en 2016 grâce à sa victoire dans l’émission allemande Immer Wieder Sonntags, il s’est imposé dans le paysage du schlager au fil des années. Trois albums, des concerts pleins à craquer, une émission télévisée qui bat des records : tout lui réussit. Le 13 mai, pour fêter cet anniversaire comme il se doit, l’enfant d’Ettendorf se produira au Zénith de Strasbourg face à plus de 5 000 spectateurs.

Réservez les dernières places pour son Zenith en cliquant ici

Vous avez été révélé dans l’émission Immer Wieder Sonntags il y a dix ans, à Europa-Park. La chaîne allemande qui la diffusait vient d’annoncer son arrêt. Comment avez-vous pris cette nouvelle ?

Ça me fait un gros pincement au cœur. Cet arrêt va laisser beaucoup de monde sur le carreau, mais surtout le public. Il était très demandeur. Chaque dimanche, l’émission rassemblait plus de deux millions de téléspectateurs. De plus, Immer Wieder Sonntags était aussi une chance, un tremplin pour les jeunes artistes. Je n’ai malheureusement pas pu m’y rendre ces trois dernières années à cause d’un emploi du temps trop chargé, mais j’aimerais beaucoup y assister au moins encore une fois, avant que l’émission disparaisse.

Vous avez dix secondes pour me dire votre meilleur souvenir de carrière…

5 secondes suffiront (rires). Ma participation à Immer Wieder Sonntags, sans aucun doute. C’était bien plus intense qu’une descente sur le Silver Star ou un tour dans le Blue Fire.

En dix ans, qui a le plus changé ? Robin Schlupp ou Robin Leon ?

C’est difficile à dire. Sur le plan privé, en dix ans, j’ai perdu mon père. Ça a été un événement très dur, qui m’a beaucoup forgé. Ma sphère professionnelle et l’amour que peut me donner le public m’ont permis de me relever. Je n’ai pas forcément changé en dix ans, mais je suis devenu beaucoup plus exigeant avec moi-même, plus méfiant – car c’est un métier dangereux – et surtout plus adulte, plus mature.

Robin, dans son élément. / ©Kahneda
Ainsi, quel conseil donneriez-vous à votre « vous » d’il y a dix ans ?

Cette question me donne des frissons (rire). À mon moi des débuts, je lui conseillerai de ne pas se laisser prendre par la peur de ce milieu, d’y aller à fond, de rester toujours le même, droit dans ses bottes, et de se méfier de certaines personnes.

Comment évolue votre carrière ?

J’ai changé d’équipe il y a quatre ans, mais aussi de maison de disques il y a peu. Il y a eu un petit renouveau. Je n’appartiens plus à une seule et unique production musicale (beat maker, arrangement studio…) Je valse entre plusieurs, pour varier mes créations. Les chansons ont chacune leur univers, elles ne se ressemblent plus forcément. Je pense que c’est la meilleure décision que j’ai prise. Je me suis ouvert des horizons.

Ce Zénith, c’est une véritable récompense pour ces dix années de travail acharné

Par exemple à la télévision. Quel succès ce Robin Leon Show sur France 3 !

Depuis nos débuts en 2023, nous avons d’ores et déjà enregistré sept émissions du Robin Leon Show. La première émission a réuni 39 000 téléspectateurs. La cinquième a réuni 250 000 téléspectateurs, ce qui équivaut à 27 % de parts de marché. Avec les replays, nous étions presque à 300 000. C’est un score qui dépasse ceux de certaines productions nationales. La sixième a été diffusée à la télé fin avril : j’y ai interprété mes nouvelles chansons, le Royal Palace a présenté de nouveaux tableaux, Jérôme Anthony a fait son retour avec une nouvelle chanson… Nous avons pu nous reposer sur un beau panel de nouvelles têtes pour produire une émission très variée. La septième suivra avant Noël.

Est-ce qu’un album est à l’ordre du jour ?

En 2026, le marché du disque n’est plus du tout le même qu’à l’époque : les plateformes ont pris le dessus, les foyers et les voitures n’ont plus de lecteur CD, etc. En dix ans, j’ai vu ce marché s’effondrer de manière phénoménale. Nous avons hésité à en sortir un avant la date au Zénith, mais nous n’avons pas souhaité rusher la chose. Nous avons préféré nous concentrer sur l’élaboration de cinq titres. Un premier sortira avant l’été.

Pour Robin Leon, l’été sera chaud. / ©Kahneda
Le Zénith de Strasbourg, vous venez de l’évoquer. Vous vous y produirez le 13 mai. Quel est votre lien avec cette salle ?

J’y ai vu mon tout premier concert en 2012. C’était un concert de schlager, celui de Florian Silbereisen, alors présentateur de Schlagerboom, le plus grand et le plus populaire des concours dédiés au schlager. Sur scène, il était aux côtés de Stefan Mross, le présentateur d’Immer Wieder Sonntags. J’en étais très fan quand j’étais petit. À ce moment-là, jamais de la vie je ne me serais imaginé monter sur cette scène, seul, face à autant de monde. Quand je suis revenu des années plus tard pour visiter la salle et signer le contrat, il y avait une part d’excitation et une part d’anxiété. Pour l’expliquer, il faut le vivre.

Qu’est-ce que vous avez prévu pour votre public ?

Je ne veux pas trop en dire. Je proposerai cinq chansons inédites, je serai épaulé par des artistes d’exception et il y aura une première partie. Surprise !

Enfin, dix ans de scène, qu’est-ce que ça représente pour Robin Leon ?

Ce Zénith, c’est une véritable récompense pour ces dix années de travail acharné : le niveau de stress élevé, les nuits blanches à répétition, le nombre de pleurs, de concessions, etc. Je regarde ces dix premières années avec humilité, en gardant la tête froide et les pieds sur terre, mais je me dis tout de même que c’est une belle récompense. Ça fait du bien. Habituellement, je suis toujours très anxieux par rapport à l’avenir. Quand je vois où j’en suis arrivé, je n’ai aucun doute à me dire que les dix prochaines années seront tout aussi belles – voire plus belles – que les dix premières. Je suis très reconnaissant de l’amour et de la fidélité du public. Et ça ne fait qu’augmenter, d’année en année. Il y a trois ans, je ne me serais jamais imaginé sur la scène du Zénith de Strasbourg avec une jauge de 5 000 personnes. Jamais de la vie.

ARTICLES SIMILAIRES
- Publicité -
- Publicité -

Articles populaires

- Publicité -