Maxi Flash : Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture ?
Antoine de Sealand : Depuis l’enfance, je suis féru d’imaginaire, des héros de la mythologie, de grandes aventures… Je suis très fan de la saga Zelda, de la trilogie du Seigneur des anneaux, mais aussi la littérature de Tolkien. Et j’ai été très marqué par la lecture de La terre mourante de Jack Vance. Il y a une quinzaine d’années, je participais à des forums de jeux de rôle : il s’agissait d’incarner des personnages dans des univers fictifs, c’est ce qui m’a donné envie de continuer à les faire vivre, et j’ai commencé l’écriture d’Albéric ou le dragon au sommet.
Pourquoi avoir choisi l’auto-édition ?
Parce qu’à notre époque, l’édition pour les livres de fantaisie se tourne vers les auteurs américains ou internationaux, pour les jeunes qui débutent les portes sont closes. Si je peux diffuser ce que j’écris, je suis content, c’est l’essentiel pour moi. J’espère modestement que tout le monde peut y trouver son compte dans le fond et la forme.
Autant l’édition est de qualité, autant le langage utilisé est recherché. C’est une façon d’entrer dans votre univers ?
J’aime bien utiliser des mots rares et des tournures anciennes, ça m’amuse. Je me dis que tout le monde à un portable en main et peut trouver la signification. Aujourd’hui on sombre trop dans les anglicismes et on a peu de vocabulaire. C’est juste du vocabulaire inusité, je voulais montrer que la langue française est riche.

et les fables. / ©DR
Parmi les neuf nouvelles, laquelle souhaiteriez-vous partager ?
(Il réfléchit) Phébus déchu : c’est l’histoire d’un personnage qui vit sur une terre morte et va chercher le soleil à l’autre bout du monde. Ce voyage à la fois initiatique et métaphorique permet de poser toutes sortes d’ambiance, tantôt glauque et sinistre, tantôt lumineuse et colorée, mais toujours émaillée de traits d’esprit, pour montrer que ce n’est qu’une histoire et que l’espoir demeure.
Livre disponible sur antoinedesealand.fr, l’auteur sera présent à la Japan au Parc des Expos de Strasbourg les 6 et 7 juin.
Extrait
« Antan, contait-on, les arpents qui bordaient le lac étaient plongés dans les ténèbres, à l’instar de l’Asphodèle du Phébus déchu. Les lamentations des enfants de la nuit durent, au fil des âges, émouvoir les dieux, puisque Sol Maui, le chasseur de soleil, finit par s’en venir parmi les landes numineuses » (Phébus déchu).



