mardi 12 mai 2026
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Les grands Bretzels d’or – Jean Egen

Jean Egensperger est né en 1920 à Lautenbach dans le Florival et portait son patronyme entier. Il devient journaliste au Monde et au Canard Enchaîné sous le nom de Jean Egen.

Dans les années 50, pour réussir à Paris, il était de bon ton de raccourcir ou de franciser son nom. C’est souvent vers la fin de carrière que reviennent les souvenirs sentimentaux de province avec un soudain attachement à l’histoire, à la culture et aux traditions. Il fait partie de ces Alsaciens devenus parisiens qui vouent alors une admiration au folklore, aux coiffes et aux cigognes en se pâmant devant un Kougelhopf de chez Maeder. Il a publié quelques essais avant d’oser s’engager dans un récit autobiographique avec Les Tilleuls de Lautenbach. Son roman publié chez Stock fait sensation en 1979 et devient un best-seller. Il va connaître un grand succès littéraire. Jean Egen y raconte l’enfance du jeune Changala qui passait toutes ses vacances à Dauvillers, au-dessus du village, dans la maison de son oncle Fuchs. On disait, à propos de Jean Egen, qu’il a su « parler alsacien en français ». Sa production s’ancrait dans le vécu des familles comme une plongée dans l’âme romantique d’un écrivain parisien dont le cœur était en Alsace.

Germain Muller a écrit à l’auteur : « Cher Monsieur Egen, vous ne pouvez pas savoir combien d’heureux vous avez faits en Alsace » . Le livre de souvenirs de Jean Egen a rendu tant d’Alsaciens heureux en leur rendant justice, en racontant leur histoire compliquée. Écrire l’histoire de l’Alsace est une chose, mais écrire l’histoire des Alsaciens en est une autre. Quand on parle des choses de l’Alsace, on marche souvent sur des têtes d’épingle. Germain Muller a fièrement distingué Jean Egen d’un grand Bretzel d’Or le 12 décembre 1981 à Sélestat. Très ému, Jean Egen déclara que son âme avait triplé de volume devant l’importance de cette distinction qu’il venait de recevoir et rapporta la manière dont il l’avait annoncé à sa maman : « Tu vois, tu m’as toujours tenu pour un bon à rien et voilà qu’on me donne le Bretzel d’or ».

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