Maxi Flash : Les Vendredis de la Klose ont succédé au festival Summerlied, quelle était l’idée ?
Jacques Schleef : Hormis que ce sont les mêmes acteurs et bénévoles, l’objectif était d’offrir un espace de respiration, de partage et de réflexion dans l’écrin patrimonial authentique de la Klose. De manière générale, on souhaite amener la culture au cœur de la ruralité, on fait un peu de pédagogie avec des projets originaux. Le public est local, pour certains avertis, mais il y a aussi ceux qui découvrent ces formes musicales. Avec une jauge de 120 places, au bout de sept concerts, ça ne fait pas loin de mille personnes, et l’an dernier on a fait le plein !
Quel est le principe des soirées entre conférences et concerts ?
À 18h a lieu la rencontre avec l’artiste, dans une proximité où il explique ses productions, ses sources d’inspiration, son parcours… Cela se prolonge à 19h par une série de concerts gratuits (en remplacement de la pièce de théâtre qui a dû être annulée) : on a donné la place à des artistes de la nouvelle génération qu’on avait accompagnés avec mon ami Albert Weber dans le clip Mir singe immer noch. Le groupe Goljan (le 3 juillet), Gilles Klopfenstein (le 10), le trio Olivier Félix Hoffmann/Natwae/Jean-Christophe Galen (le 11), Serge Rieger (le 12), Richard Metz (le 17), Brigitte Crenner (le 18), et Emilie Thoby (le 24) se produiront en alsacien sur leurs compositions.
Et pour la programmation principale, à 20h30 ?
Je dirais qu’elle est éclectique et invite à un beau voyage musical qui démarre en Arménie avec la soprano Varduhi Toroyan et la guitariste Chiaki Goto, passe par la Turquie d’Agrimia et de Murat Koscun en duo avec Beatriz Picas qui est espagnole, en finissant par l’Opéra de poche qui est local. Les 10, 11 et 12 juillet, on a souhaité mettre en avant un véritable piano au cœur de la chapelle, pour le Marocain Nacer Zerfaoui, la Russe Inga Kazantseva, et Grégory Ott qui interprétera Ennio Morricone. Ce qu’on veut privilégier, c’est surtout la proximité du public, aucun des concerts ne sera amplifié et ils auront lieu à la lueur des chandelles.
Programme et réservations (10€) www.vendredidelaklose.fr
L’info en plus
Le mot « Klose » est une forme dialectale de Klause en allemand qui signifie ermitage, ou lieu isolé de prière. Un ancien ermitage aurait existé avant la construction de la chapelle, bâtie probablement au Moyen Âge. Le nom du lieu a été conservé et son caractère sacré aussi avec des messes tous les mercredis de l’été, selon Jacques Schleef.




