jeudi 11 juin 2026
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Un coup de pouce à la pompe pour les plus gros rouleurs

Alors que les prix des carburants ont flambé sous l’effet de la guerre en Iran, le gouvernement français a fini par suivre l’exemple de plusieurs États européens en mettant en place une aide financière provisoire pour certains automobilistes. On passe en revue les conditions pour y prétendre.

En pleine recherche d’économies financières, le gouvernement a beaucoup hésité à mettre la main à la poche pour soutenir le pouvoir d’achat des Français face à la flambée des prix des carburants. Il faut dire que l’aggravation du déficit public actuel est en partie due aux largesses consenties par l’État durant la pandémie du Covid-19. Confronté à une nouvelle crise, cette fois consécutive au conflit au Moyen-Orient, Bercy a donc préféré se montrer prudent. Outre un soutien accordé à certaines professions qui ont de gros besoins en carburant, comme les agriculteurs, les routiers, le BTP, les pêcheurs ou encore les aides à domicile, c’est un coup de pouce ciblé pour les travailleurs « grands rouleurs » qui peut être demandé depuis le 27 mai. On vous explique ses contours.

8 000 kilomètres

L’objectif assumé du gouvernement est de privilégier les travailleurs qui n’ont d’autre choix que de parcourir de longues distances avec leur véhicule personnel pour exercer leur activité professionnelle. Pour prétendre à cette aide, il faut donc habiter à plus de 15 kilomètres de son lieu de travail ou justifier d’un kilométrage annuel supérieur à 8 000 kilomètres. De plus, ne sont logiquement concernés que les véhicules thermiques ou hybrides non rechargeables.

À l’inverse, sont exclus les modèles électriques ou à hydrogène, les engins agricoles, poids lourds, les quadricycles lourds à moteur, ainsi que les voitures de fonction ou de service faisant l’objet d’une prise en charge par l’employeur.

Salariés et indépendants

Afin de maîtriser l’impact pour les finances publiques, le gouvernement a privilégié les classes populaires. Ainsi, comme l’explique le portail du ministère de l’Économie, « le demandeur doit appartenir à un foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence par part, au titre de l’année 2024, est inférieur ou égal à 16 880 € ».

Le ministère donne plusieurs exemples. Pour avoir droit à ce coup de pouce, une personne seule doit afficher un salaire brut maximum de 1 906 €, soit 1 508 € net par mois. Pour un couple avec un enfant, cela équivaut à un revenu brut de 4 764 € ou 3 771 € net, tandis qu’avec deux enfants, la rémunération brute du ménage peut atteindre 5 717 € (4 525 € net).

Côté activité professionnelle en revanche, les salariés comme les indépendants peuvent obtenir cette aide. L’administration fiscale vérifie en effet simplement que le demandeur a déclaré un revenu d’activité relevant de la catégorie des traitements et salaires (hors chômage et pré-retraite), bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux ou bénéfices agricoles.

100 € à la clé

Si vous remplissez les conditions nécessaires, vous pouvez demander cette aide financière depuis le 27 mai, et jusqu’au mois d’août, au moyen d’un formulaire accessible dans votre espace personnel sur le site officiel Impôts.gouv.fr. Vous devrez renseigner votre état civil et numéro fiscal, ainsi que le numéro d’immatriculation du véhicule utilisé et le numéro de carte grise.

À la clé, le gouvernement avait au départ prévu une indemnité carburant symbolique de 50 €, avant d’annoncer le 21 mai le doublement du montant à 100 €, soit l’équivalent de 20 centimes d’euro par litre pour une consommation moyenne de 6 mois. Une fois la demande enregistrée, vous recevrez l’argent sous environ 10 jours sur votre compte bancaire. Cette aide ne pourra être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule.

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