lundi 27 mai 2024
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Avec Cœur qui bat, Simone Morgenthaler stimule les petits bonheurs quotidiens

C’est un livre empreint de douceur que Simone Morgenthaler vient de sortir aux éditions de La Nuée bleue: tout le contraire de ce que son cœur lui a infligé, à battre trop vite ou trop lentement. Cœur qui bat, comme son sous-titre l’indique, un Hymne à la vie, au jour le jour.

Aujourd’hui, elle va bien. Simone Morgenthaler a apprivoisé son rythme cardiaque, mais pas toute seule : elle a subi deux ablations de fibrillation sans résultat, de la rééducation, et porte finalement un stimulateur cardiaque.

« Je suis pleine d’espérance et mon cœur est stabilisé, je ressens beaucoup moins l’essoufflement, et ça change la vie », glisse celle qui a écrit en imaginant sa vie s’arrêter. « Je ne pensais pas raconter ma maladie, il y a une sorte de pudeur, ce n’est pas simple de dire qu’on a le cœur fragile. Mais j’avais envie de décrire avec justesse ce que je ressentais dans l’instant—si on attend un jour ou une heure, la sensation exacte est déjà partie—et un texte n’est intéressant que s’il apporte quelque chose au lecteur. »

Permettre une petite évasion

Ainsi, que l’on lise d’une traite ou que l’on « picore » les courts textes présentés chronologiquement, l’essentiel pour l’auteur est de permettre une petite évasion. « C’est déjà tellement magique d’écrire en tête à tête avec soi puis que quelqu’un s’y penche ! » Souvenirs et sensations, comme dans « La jupe en laine bleu foncé », relations familiales avec « Les aînées en moi », ou encore lien fort avec la nature, par exemple « Les oiseaux, une symphonie » … Tout prête à méditer sur les petits plaisirs du quotidien.

Il s’agissait de « montrer comment la vie est fragile mais d’autant plus savoureuse, et d’aider les gens malades, ou simplement ceux qui courent toute la journée ».

Son amour pour la langue transparaît aussi dans ses réflexions : « J’adore les mots, français ou alsaciens, ils m’apportent un grand plaisir. Je trouvais que la fibrillation, c’était un joli mot, et puis on déchante. Comme le souffle au cœur que j’avais quand j’étais petite, c’était poétique. Pareil pour bradycardie, je le voyais avec beaucoup d’humour, jusqu’à ce que je réalise que ce n’était pas drôle du tout ». Mais une fois l’épreuve passée, la voilà capable d’affronter la vieillesse ou la peur de mourir : « On vient au monde et on essaie de réussir sa vie, mais c’est important de voir la fin aussi, c’est une chose belle de prendre de
l’âge ; les rides, il faut les mériter. Quelle chance d’être encore en vie ! » 

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