mardi 18 juin 2024
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Course à pied – Alexis Huck a vite atteint le top alsacien

À seulement 27 ans, Alexis Huck a déjà excellé dans deux sports. Cycliste de formation, il a troqué le vélo pour les chaussures de course en 2020. Rapidement, l’Alsacien a fait parler de lui localement en remportant de nombreuses courses. Chaque semaine, il combine six grosses séances d’entraînement à son métier de mécanicien en Allemagne. Son dernier fait d’armes date de février, à Séville, où Alexis a terminé huitième français au marathon.

Pourquoi avoir arrêté le cyclisme ?

J’ai commencé le cyclisme à l’âge de six ans, c’était mon premier amour, mais j’ai arrêté en 2020 parce que j’avais un projet de rénovation de corps de ferme. D’ailleurs, nous l’avons terminé en plein covid. Le boulot, le sport et le chantier n’étaient pas compatibles ensemble donc j’ai dû faire des choix. J’ai peut-être arrêté le vélo, mais je ne voulais pas complètement stopper le sport. J’ai basculé sur la course à pied pour le fun. Ce n’était pas une découverte pour moi parce que j’en avais déjà fait par le passé lorsque j’étais cycliste, surtout pendant les coupures hivernales. Une fois que j’avais arrêté le vélo, je courais une fois par semaine, juste pour bouger.

En plus du sport, vous avez aussi une vie professionnelle chargée, n’est-ce pas ?

Oui. Plus jeune, j’ai appris le métier de mécanicien. J’ai fait trois ans d’apprentissage et deux ans en tant que salarié en France. Ce n’est qu’après que je suis passé de l’autre côté du Rhin, en Allemagne, pour devenir mécanicien agricole. Je travaille en deux fois huit. J’ai de grosses journées, mais ça me laisse du temps pour m’entraîner l’après-midi.

Comment avez-vous su que la course devenait sérieuse ?

J’ai d’abord participé à une compétition, puis à une deuxième, et j’ai vite atteint le top alsacien. Finalement, me revoilà à faire les mêmes sacrifices en course à pied que je faisais auparavant pour le vélo. Au début, les courses étaient très locales, à moins d’une demi-heure de chez moi. À ma troisième compétition, j’étais déjà sous les trente-deux minutes sur dix kilomètres. C’est à partir de ce moment que je me suis vraiment pris au jeu. Ma copine de l’époque pratiquait l’athlétisme à Haguenau. Il m’arrivait de l’accompagner. Ça m’a permis de connaître les encadrants. Naturellement, j’ai rejoint le club à mon tour en 2020. La première année, je me suis beaucoup blessé. Ça a été très difficile de passer du vélo à la course à pied. J’avais une bonne condition physique, mais le physique ne suivait pas. Sur douze mois, j’étais blessé près de quatre mois. Ça fait deux ans que je touche du bois et que je ne me blesse plus comme au début.

Alexis a bouclé le marathon de Séville en 2h21 et 27 secondes. ©DR
Où en êtes-vous dans la discipline ?

L’année dernière, je suis devenu un athlète de la marque Asics. J’ai le droit à des dotations matérielles. Mais pour l’instant, je ne perçois aucune aide financière. Je m’entraîne six fois par semaine, en prenant soin d’ajouter du renforcement musculaire. Cette année encore, j’ai posé trois semaines de congés pour aller m’entraîner au Kenya, dans le berceau de la course à pied. Là-bas, je vais dans un centre Run-Ix, dirigé par un Brumathois. Je découvre aussi une culture de la course à pied qui est complètement différente de chez nous. C’est une manière de voir comment les Kenyans s’entraînent, mais aussi d’autres athlètes européens de haut niveau. J’y ai fait beaucoup de belles rencontres.

L’année dernière, vous avez participé à votre premier marathon à Paris. Vous venez de courir le deuxième à Séville. Quel bilan pouvez-vous faire de cette course ?

À la base, Paris n’était pas au programme. Je ne devais être présent que le week-end en tant que bénévole ou athlète, le marathon étant organisé par Asics. C’est ce qui m’a poussé à y participer et à m’essayer aux marathons. J’ai fourni un résultat vraiment encourageant et ça m’a donné envie de continuer sur cette distance. C’est pour ça que j’ai participé à celui de Séville pour lequel je me suis beaucoup mieux préparé. Encore une fois, ça a été une réussite. J’ai amélioré mon chrono sur marathon de six minutes, en passant de 2h27 à Paris à 2h21 à Séville. J’ai terminé huitième français. C’est une belle progression et une belle motivation pour la suite.

Quelle est la suite des événements ?

Avec ce dernier résultat, elle a été remise en question. À la base, Séville ne devait être qu’une course plaisir. Après l’avoir courue, j’aurais dû reprendre sur de plus petites distances et participer à des compétitions sur piste cet été (1 500 à 5 000 m). Mais avec ce chrono, nous avons discuté avec mon entraîneur, Dominique Kraemer, et nous pensons tout mettre de côté en nous focalisant plutôt sur le marathon. Le prochain sera probablement Valence en décembre.

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