mercredi 27 mai 2026
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Hochfelden. J’ai testé pour vous le comptoir à métaux

Et si on recyclait nos vieux métaux plutôt que creuser le sous-sol ou les faire venir de l’autre côté de la planète ? Au centre de tri Suez situé quai du Canal à Hochfelden, particuliers et entreprises peuvent tirer profit de leurs déchets métalliques. Je l’ai testé pour vous.

Dans le coffre, un bruit de métaux qui s’entrechoquent. L’Osterputz est passé par la cave et le grenier, des tuyaux, de vieilles lampes, des pots de fleurs, une trottinette déglinguée… À l’accueil, après le passage obligé par le pont bascule pour être pesé, la secrétaire demande carte d’identité et plaque d’immatriculation. « C’est pour vérifier d’où viennent les déchets, tout est tracé », explique Timothée Philippon, l’un des deux experts en métaux. Puis un casque et un gilet fluorescent sont remis aux visiteurs, avant de se présenter coffre ouvert devant le garage pour l’estimation.

Des câbles à la fonte et aux batteries, tout sera valorisé. / ©sb

L’unique comptoir à métaux de Suez en Alsace, qui en possède vingt en France, a ouvert il y a dix ans. « Prochainement, les centres de tri professionnels—puisqu’ils ont les outils—à Strasbourg et Colmar permettront deux ouvertures », précise la chargée de communication Julie Ledebel. Tout comme la déchetterie de Hochfelden, ils sont avant tout dédiés aux déchets issus des chantiers et activités économiques : cartons, plastiques, bois, produits dangereux y sont collectés et orientés vers des filières locales de valorisation. « 20000 tonnes de déchets sont traitées ici, dont 1200 tonnes de métaux en vrac », complète-t-elle. Et désormais « cinq à sept particuliers par jour » déposent ferraille, moteurs électriques, batteries, câbles, alu, fonte… voire obus et douilles !

Timothée est chef d’exploitation, il trie et pèse les métaux. / ©sb

Un atelier démantèlement

De son œil expert, Timothée place les objets sur une balance. Il les teste aussi à l’aide d’un aimant ou d’une lime, « c’est jaune, annonce-t-il, c’est du laiton ». Les métaux non ferreux non triés reviennent à 15 centimes le kilo. Autrement dit, si le particulier sépare lui-même les morceaux de plastique d’une tuyauterie, il peut en tirer 7€ le kilo pour du cuivre ou 4€ pour du laiton. Sinon, c’est Jacqueline, à l’atelier démantèlement, qui doit s’en charger : elle qui a commencé par du tri à la chaîne ici-même, devra enlever « les vis, puis le plastique avec marteau, tournevis, meuleuse… C’est long et minutieux », glisse-t-elle avec le sourire devant une caisse de robinets. Quoiqu’il en soit, rien n’est racheté en deçà d’un kilo et les tarifs changent tous les mois selon la demande du marché. Moi, je repars avec un chèque de 66 centimes qui m’incite à trier mieux et revenir, mais d’autres comptabilisent parfois 500€ et ont l’impression d’avoir gagné au loto !

Le samedi 30 mai, collecte de peintures, solvants, vernis, déchets dangereux et pneus, inscription obligatoire sur www.payszorn.com

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