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Hockey sur glace – Emma Nonnenmacher, de Haguenau à Montréal, en passant par l’équipe de France

À seulement dix-huit ans, Emma Nonnenmacher, originaire de Haguenau, est partie au Canada pour jouer au hockey sur glace. Depuis août, elle évolue sous les couleurs de Dawson College, au centre-ville de Montréal, où elle suit aussi un cursus scolaire complet. Pour Maxi Flash, elle a accepté de raccrocher ses patins et de répondre à quelques questions.

D’où provient votre amour pour le hockey ?

Emma Nonnenmacher : Quand j’avais huit ans et demi, j’ai assisté aux championnats du monde féminin de hockey à Strasbourg. Les Françaises ont gagné. Pendant la compétition, de nombreuses séances d’initiation ont été proposées aux jeunes. J’y ai participé et ça m’a plu. Mon grand-père m’a acheté mes premiers équipements et après je ne me suis plus arrêtée. J’ai fait mes débuts en club au CSGSA de Strasbourg. J’y avais une licence jusqu’à la fin de la saison dernière.

Quel a été votre parcours en équipe de France ?

J’ai commencé en faisant une année en U15, avant d’être surclassée en U18. La première année, nous avons été sacrées championnes du monde D1B en Écosse, à Dumfries. Ensuite, en Allemagne, nous avons fini quatrièmes. Lors de la dernière compétition, en avril, nous sommes devenues vice-championnes du monde. Mon premier stage avec les séniors date d’il y a deux ans. J’ai participé à un tournoi des trois nations en février et un autre des quatre nations début novembre.

Emma avec l’équipe de France, au deuxième rang, troisième fille en partant de la gauche. / ©Documents remis

À seulement dix-huit ans, vous êtes partie jouer au Canada…

Oui, tout a commencé en août 2021. Avec l’équipe de France, nous affrontions le Liban. La plupart des joueuses adverses évoluaient alors au Canada ou aux États-Unis. Leur coach était même Canadienne. Sur la glace, cette dernière est venue me voir et m’a demandé de passer dans son bureau. J’y suis allée et elle m’a demandé si j’étais intéressée pour aller jouer au Canada. Je n’ai pas réfléchi longtemps et j’ai répondu à l’affirmative. Elle aurait voulu que je vienne directement, mais je tenais à finir mon baccalauréat d’abord. Avec la coach de Dawson College, le courant est bien passé. Trois semaines après, je signais avec le club. Je me suis envolée le 11 août dernier pour le Canada.

À quoi ressemble votre vie là-bas ?

Je m’entraîne tout au long de la semaine, en alternant hockey et musculation. On joue près de trente matchs sur toute la saison. Le collège est au centre-ville de Montréal et la patinoire est à dix minutes de voiture. À côté de mon sport, je fais des études. Au premier semestre, j’étais en « arts et cultures ». Au second, je serai en psychologie. À côté, j’ai décroché un petit job. Je m’occupe de nettoyer les maillots pour toutes les équipes et tous les sports représentés au collège. Ça me permet de gagner un peu d’argent. Si l’établissement canadien ne m’alloue pas d’aides financières, la Région Grand Est m’accompagne, grâce à mon statut de sportive de haut niveau dans la catégorie « relève ». Finalement, les dépenses se calent sur celles que j’avais en France. Sur place, je suis en famille d’accueil et tout se passe super bien. Mes parents leur paient la nourriture et prennent en charge les billets d’avion. On est quelques Françaises ici, je ne me sens pas trop seule et dépaysée.

Qu’est-ce qui vous attend ces prochaines années ?

Je ne sais pas encore si je resterai deux ou trois ans ici, au Canada. L’Université est mon but. Je suis assez libre dans mes choix pour ces prochaines années. J’attends des convocations pour des stages de l’équipe de France.

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