S’il rechigne un peu à parler de lui parce que « tout ça est écrit sur [son] site », Hector Obalk finit par se livrer sur l’exercice de la scène qu’il a imaginé. Le Parisien de 65 ans a eu l’idée du spectacle quand il a été « assez cultivé » pour transmettre. Si sa vocation est née avec un professeur de dessin en classe de 6e, à 15 ans il était décidé à devenir critique d’art, car « meilleur avec un stylo qu’avec un pinceau en main ». À 30 ans, il avait fait des études d’histoire de l’art, mais connaissait « ce que tout le monde connaît finalement ».
Alors « cela a pris quarante-cinq ans » pour monter un stand-up, qui a déjà réuni 150 000 spectateurs depuis 2018 !

Hector Obalk se décrit comme « un amateur d’art professionnel, mais contrairement aux autres historiens, je ne m’intéresse pas tellement à la signification des tableaux, mais à quelque chose de plus délicat, et fondamental, c’est vraiment un parti pris subjectif que je crois universel ». Selon lui, « aujourd’hui ce n’est plus la peine d’expliquer les choses, on a tout sur Wikipédia, ce qu’on ne sait pas faire c’est sentir les choses ». Le critique parle de « formation du goût », il compare, montre, mais ne cherche pas à démontrer. « Certains font comprendre, moi je fais aimer », résume-t-il. Lui qui se spécialise dans la peinture du 14e au 20e siècle viendra pour la première fois découvrir l’art contemporain à ST-ART.
Réservations sur www.strasbourg-events.com, infos sur www.grand-art.online



