mardi 24 février 2026
AccueilLes actusAutour de HaguenauGries. Kent Ali : « Je n’ai pas hésité une seule seconde...

Gries. Kent Ali : « Je n’ai pas hésité une seule seconde »

À 28 ans, Kent Ali a fait de sa passion d’adolescent un passeport pour les parquets américains. De Gries à New York, son salon est devenu le QG des basketteurs alsaciens… et bien plus encore. Retour sur cette success-story naissante entre deux coupes.

Maxi Flash : Avez-vous un passif avec la coiffure ?

Kent Ali : Quand j’étais petit, ma mère m’emmenait beaucoup chez le coiffeur. J’ai toujours adoré les coupes réalisées à la tondeuse, avec des motifs, etc. Quand j’avais 15 ans, il y a eu l’effet Pogba, mais surtout l’effet « coupes de footballeurs », avec des créations capillaires plus extravagantes les unes que les autres. Ça a été un déclic. J’ai développé l’envie de devenir coiffeur à ce moment-là.

Donc vous êtes devenu coiffeur…

Eh non ! Mon père, en décalage complet avec la mode de l’époque, n’était pas pour que j’en fasse mon métier. Je me suis finalement orienté vers l’école hôtelière. J’ai fait des saisons pendant deux ans en Suisse. Ça m’a permis de beaucoup économiser et de suivre mon rêve : vivre de ma passion et ouvrir mon propre salon. J’ai passé mon CAP et mon brevet professionnel, et je me suis installé à Gries, mon village d’origine.

Ce qui caractérise votre parcours, c’est votre proximité avec de nombreux sportifs. Comment ça a commencé ?

Avant même d’ouvrir mon salon, j’ai travaillé pour des footballeurs du Racing Club de Strasbourg, tels que Mohamed Simakan ou Youssouf Fofana. C’est en ouvrant à Gries que j’ai commencé à accueillir les basketteurs locaux, joueurs à l’ASA (Élite 2). Avec le bouche-à-oreille, au fil des années, des joueurs de la SIG (Élite) sont venus à leur tour, et même des joueurs d’autres équipes françaises – Paris Basketball, ASVEL, Cholet -, en déplacement dans la région. C’est avec Cholet que j’ai pu commencer à travailler avec Mohamed Diawara, drafté l’an dernier par les New York Knicks, une équipe de NBA.

Avec Abdoulaye N’Doye, joueur de la SIG. / ©DR
Et vous êtes restés en contact…

En effet. Il ne se voyait pas faire appel à un autre coiffeur-barbier que moi. En novembre, il m’a fait venir à New York en me payant l’aller-retour, le logement et même des places pour ses matchs. Je n’ai pas hésité une seule seconde. J’ai aussi pu coiffer Pacôme Dadiet, lui aussi engagé aux Knicks. J’ai prévu d’y retourner en mars et de rendre service à d’autres joueurs. Un événement courtside à la SIG suivra avant la fin de saison.

Quels sont vos objectifs ?

J’aimerais continuer à étendre mon réseau, mais aussi intervenir auprès des basketteurs lors des prochains Jeux olympiques à Los Angeles, en 2028. J’ai les outils pour y arriver, même si c’est dur. Je ne choisis jamais la facilité.

ARTICLES SIMILAIRES
- Publicité -
- Publicité -

Articles populaires