jeudi 19 mars 2026
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Hochfelden. L’ASMA, clé de voûte de l’Alsace

Cette association sauvegarde les maisons alsaciennes, véritables fers de lance du patrimoine local, et lutte contre leur démolition. Rayonnant sur tout le territoire, elle conseille, accompagne et forme.

En Alsace, nombre de maisons traditionnelles sont menacées de ruine ou de disparition. Pour les sauver, et apprendre aux Alsaciens à les rénover, une association œuvre au quotidien : l’Association pour la sauvegarde de la maison alsacienne (ASMA). Présidée par Denis Elbel, elle a été créée en 1972. Elle intervient sur tous les types de maisons traditionnelles d’Alsace. Dans le Sundgau par exemple, beaucoup sont en pierre.

Ces bâtiments pluricentenaires sont des marqueurs identitaires qui embellissent et font venir les touristes. Alors les voir disparaître est une hérésie pour les membres de l’ASMA : « Il se démolit environ une maison par jour en Alsace. Les maisons avec des toits plats, ça dénature complètement le village », se désole Denis Elbel.

Un combat de longue haleine

Alors, pour protéger ce patrimoine et lui donner une seconde vie, l’ASMA agit. Son activité comporte trois volets. Tout d’abord, une partie communication et pédagogique. Tous ses conseils sont gratuits : « On veut faire connaître ces maisons aux Alsaciens, leur expliquer qu’on peut les réhabiliter, les restaurer avec des méthodes respectueuses de l’environnement », explique-t-il.

L’ASMA a participé à sauver cette maison alsacienne de 1554, avec Denis Elbel derrière à gauche. / ©ASMA

Ces habitations sont tout à fait compatibles avec la modernité et les normes. « Je trouve que c’est horrible de voir ces bâtis anciens démolis, remplacés par des boîtes obsolètes dans vingt ans ». L’association lutte aussi contre les démolitions, quitte à aller au tribunal administratif pour faire annuler des permis. Elle propose également des visites-conseils auprès de particuliers désireux de refaire leur habitation et dispose d’une liste d’artisans qualifiés. Enfin, l’ASMA propose des stages de formation, pour apprendre à faire du torchis par exemple : « Il y a une méconnaissance, même parmi les professionnels du bâtiment. La plupart des architectes, vous leur demandez de restaurer votre maison à colombages, c’est comme une poule qui a trouvé un couteau (rires) », estime Denis Elbel. Heureusement, il n’est jamais trop tard pour apprendre.

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