Maxi Flash : Cet hôtel, est-ce une demande de votre clientèle ?
Mathieu Meyer : Depuis de nombreuses années, notre clientèle nous remonte qu’elle a du mal à se loger dans les environs. Kirrwiller reste un petit village et les offres de gîtes se font rares. Après le spectacle, les visiteurs avaient l’obligation de prendre la voiture, de faire de la route jusqu’à leur hébergement. Dorénavant, après avoir mangé, profité du spectacle et bu quelques verres au club, les clients n’auront plus qu’à marcher quelques mètres pour se rendre à leur chambre d’hôtel. C’est l’outil de travail qu’il manquait pour compléter l’expérience au Royal Palace, pour en profiter de la meilleure des manières.
Il ne faut pas résumer l’hôtel à ses 94 chambres, n’est-ce pas ?
En effet. Le bâtiment compte un sous-sol avec un parking de 42 places, un rez-de-chaussée et cinq étages. La réception, le Velvet Bar d’une capacité de 170 places assises en intérieur et une quarantaine en terrasse en extérieur et deux salles de séminaire occupent le rez-de-chaussée. Aux deux premiers étages, notre clientèle retrouve des chambres, et le spa construit sur deux niveaux, d’une superficie totale de plus de 2 000 mètres carrés. Des bassins intérieurs et extérieurs, une piscine de nage, un bain nordique, trois saunas, un hammam, une salle de neige, une grotte de sel, des chaises longues chauffantes avec vue et des douches sensorielles composent le spa. Le troisième étage compte uniquement des chambres. Le quatrième est partagé entre le restaurant panoramique, La Plume Gourmande, d’une capacité de 164 couverts en intérieur et d’une cinquantaine en terrasse, et quelques chambres. Le cinquième et dernier étage est consacré à deux suites de 55 mètres carrés chacune. La construction de l’établissement a coûté 42 millions d’euros. Nous avons pu créer une soixantaine d’emplois.

Selon vous, est-ce que l’établissement pourra avoir un impact sur le tourisme local ?
Je l’espère bien. L’hôtel restera ouvert toute l’année, même durant l’été, période habituelle de fermeture du cabaret. Nous avons à cœur d’accueillir des touristes du monde entier, intéressés par notre belle région. De plus, le spa et le restaurant resteront accessibles à la clientèle qui n’est pas hôtelière. Les réservations sont ouvertes, aussi bien pour l’hôtel que pour la nouvelle revue, Sublime.



