jeudi 8 décembre 2022
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Audi Q5 Sportback, le coupé qu’il manquait

Le Q5 occupe une place à part dans l’histoire d’Audi. Le vénérable SUV a été l’un des premiers à inaugurer un genre alors peu courant. C’était en 2008. Depuis, la formule est devenue incontournable. Revu en 2017, puis renouvelé l’an passé, le Q5 s’est mis au goût du jour sans trop forcer son talent. Il lui manquait toutefois une version coupé. Ce vide est comblé avec un inédit modèle Sportback.

Nous sommes en 2018, Audi surprend son monde en dégainant son Q5, premier de cordée d’un genre qui connaîtra le succès que l’on sait. À cette époque, peu voyaient dans cette formule une recette qui allait révolutionner le visage de l’automobile. Les SUV ont pourtant tout balayé sur leur passage.

Le Q5, lui, a gardé son calme, laissant les autres nouveaux venus s’essouffler dans leur course effrénée pour le rattraper. Sûr de sa force, Audi a attendu dix ans pour le renouveler et a opéré, l’an dernier, un simple restylage plus technologique qu’esthétique. Il ne fallait tout de même pas se laisser surprendre par une tendance qui s’impose sur le segment des SUV premium et qui est en train de ruisseler aux niveaux inférieurs : celle des SUV coupés. Pour répondre aux offensives de Mercedes (GLC) et de BMW (X4), Audi était obligé, pour la première fois, de réagir. C’est ainsi qu’est née la version Sportback du Q5.

Dans l’air du temps

L’opération n’est pas si simple : transformer un imposant routier en véhicule aux allures plus sportives par d’importants changements au niveau de sa poupe peut mener à des résultats alambiqués. Ici, Audi a décidé de conserver le gabarit du Q5 avec une longueur de 4,66 m. La garde au toit à l’arrière diminue de quelques millimètres aux dépens d’un coffre qui concède également 40 l de volume.

Cette légère modification, couplée au nouveau design du vitrage du Q5 et de ses épaules musclées issues du dernier restylage, change radicalement la silhouette du SUV allemand. Un tour de passe-passe tout en finesse. Le reste a déjà été découvert lors de la refonte du Q5. L’intérieur n’évolue pas non plus. On retrouve la présentation très classique signée Audi, sans fioriture mais tellement élégante et efficace. Le couple instrumentation numérique et système multimédia 10,1 pouces fait toujours merveille avec une réactivité et une ergonomie parmi les meilleures du marché. Malgré une garde au toit rétrécie, l’habitabilité demeure une des grandes forces du Q5.

L’hybridation en tête d’affiche

Audi reconduit toutes les motorisations disponibles sur le Q5 classique. Le diesel 2 l TDI micro-hybridé de 163 ou 204 ch ouvre le bal. Le V6 diesel bi-turbo de 341 ch effectue sans doute ici son dernier tour de piste tandis que les versions hybrides rechargeables de 299 et 367 ch tiennent le haut de l’affiche. La grande majorité des ventes sera représentée par ces deux déclinaisons qui sont encore épargnées par les normes antipollution et autres malus. L’itération la plus puissante (TFSI e) associe un bloc essence 2 l TSI de 265 ch à un moteur électrique de 143 ch pour un total de 367 ch et 500 Nm de couple. Un monstre qui avale le 0 à 100 km/h en 5,3 s tout en contenant ses consommations. Comptez 8 l / 100 km sur un trajet mixte, ce qui est remarquable pour un joli bébé de 2 tonnes.

Lorsque les batteries sont vides (50 km en tout électrique), le tableau est moins flatteur avec un appétit qui s’approche dangereusement des 12 l/100 km. On retrouve ici la douceur de fonctionnement, le dynamisme et l’incomparable sentiment de sécurité propres aux productions d’Audi. La version Sportback s’affiche 2 700 € plus chers que le Q5 classique. Cela propulse le ticket d’entrée à 56 190 €. Le TFSI e est à 73 650 €.

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