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Haguenau – Carine Gravend, de l’hypnose à la méthode RITMO

Carine Gravend est psychologue, notamment au Collège des Missions africaines à Haguenau et en cabinet à Hœnheim, mais également hypnothérapeute. Par ce biais, elle intervient auprès de tout public qui souhaiterait se débarrasser d’un traumatisme avec une méthode à laquelle elle vient de se former : RITMO, pour Retraitement de l’Information Traumatique par Mouvements Oculaires.

Maxi Flash : Qu’est-ce que la méthode RITMO?

Carine Gravend : C’est une technique associée à l’hypnose qui a été créée par Lili Ruggieri, sur une base guidée par les neurosciences. C’est une thérapie brève, en 2-3 séances le résultat est satisfaisant contre une vingtaine en thérapie classique. Une personne vient avec sa problématique et au fur et à mesure, on va évoquer des pistes pour amener le sujet à développer des réponses. C’est d’abord une psycho-éducation parce que l’hypnose est souvent associée à des représentations erronées, voire fantasmées. On peut même l’utiliser chez des tout-petits, assis sur les genoux de la maman.

Concrètement, comment se passe une séance de RITMO ?

Quand il y a un traumatisme, c’est comme si les idées, la sensorialité allaient se figer au moment du trauma et créer un blocage émotionnel. RITMO lisse l’événement : le sujet reprend l’historique de son trauma, on associe des mouvements bilatéraux c’est-à-dire de gauche à droite, visuels ou auditifs, ou du tapping sur les cuisses pour qu’il y ait un transfert. Quand on a désensibilisé, on retraite en réalimentant des cognitions positives : « Maintenant je peux décider ce qui est bon pour moi.» Puis vient la futurisation, en hypnose, on permet au sujet de s’imaginer comment il va poursuivre sa vie avec ces nouveaux éléments intégrés.

Quels traumatismes traitez-vous par exemple ?

J’ai récemment accompagné une jeune fille qui a connu des douleurs post-opératoires très importantes, qui avaient figé un état d’anxiété et d’appréhension. On a pu travailler grâce au RITMO pour qu’elle puisse reprendre au mieux sa rééducation en kinésithérapie. On va être dans un registre pluridisciplinaire, il faut que l’on travaille plus entre confrères avec une vision générale de la personne.

Vous avez mis la période du confinement à profit pour vous former, mais quelle est la place du covid dans vos consultations ?

Dans 60 à 70% des consultations, on retombe sur des éléments cliniques liés à la pandémie et ce que ça a pu induire au sein de la famille, de la scolarité, de la socialisation des enfants. Parfois des adolescents viennent pour des troubles du sommeil, et en déroulant l’entretien, on retombe sur des éléments qui sont devenus plus palpables pendant le confinement. La période a eu un effet loupe sur certaines fragilités.

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