mardi 25 juin 2024
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Handisport – ASHPA : « Nous cherchons à développer un véritable état d’esprit de partage »

Fondée en 1967, l’association Strasbourg Handisport Passion Aventure (ASHPA) a développé plusieurs sections sportives depuis sa création. Aujourd’hui, même si le handibasket est le sport le mieux représenté, d’autres pratiques sont dispensées au sein de l’association. Ainsi, elle permet à un public handicapé de la région de se rassembler et de pratiquer une activité sportive. C’est une manière pour eux de maintenir un lien social, selon le président de l’ASHPA, Denis Artz.

Aujourd’hui, quels sont les sports représentés au sein de l’ASHPA ?

Denis Artz : Il y a le handibasket, mais aussi l’haltérophilie. Deux de nos compétiteurs iront aux championnats de France de Limoges en mai. Dans cette section, l’objectif est d’augmenter nos effectifs en organisant, par exemple, une école d’haltérophilie le lundi et mercredi après-midi. Nous proposons aussi de la natation. Nos nageurs se rassemblent tous les mercredis soirs à Hautepierre. Tous les niveaux sont représentés, aussi bien les « loisirs », ceux qui découvrent la natation, mais aussi les compétiteurs. Ces derniers font près de deux kilomètres par séance. L’ASHPA dispose d’une section « walkerfoot », du football qui s’adapte à tous les handicaps, où nous avons mis en place des règles spécifiques. Par exemple, un joueur en déambulateur ne pourra pas se faire prendre la balle par quelqu’un de marchant. Autre exemple, si le gardien de but est en fauteuil, le tir ne pourra pas être logé sous la barre. Toutes disciplines confondues, nous avons un peu plus de quatre-vingt-dix licenciés.

Depuis peu, vous avez créé une section boccia, n’est-ce pas ?

Oui. C’est la première saison. C’est comme de la pétanque, mais adaptée aux handicaps lourds. Pour l’instant, nous avons une dizaine de pratiquants réguliers. Nous aimerions en avoir davantage la saison prochaine pour pouvoir participer à des compétitions. Dans ce sport, tout comme les autres, nous cherchons à développer un véritable état d’esprit de partage. Le mercredi soir, j’adore voir les enfants qui ne peuvent pas marcher au quotidien s’amuser dans l’eau. Le sport, c’est souvent le seul lien social qu’il leur reste. Aujourd’hui, je trouve que nous ne sommes pas assez solidaires.

Qu’en est-il du handibasket ?

C’est notre sport figure de proue. Notre équipe première évolue en National 2. C’est la pratique qui génère le plus de subventions. La Ville et la Région rémunèrent les clubs en fonction du niveau où ils jouent. Le basket touche peut-être le plus de subventions, mais c’est aussi celui qui en dépense le plus. Aujourd’hui, un fauteuil coûte 5 000 €. Les déplacements, qui sont souvent lointains, coûtent cher également. Derrière, nous indemnisons aussi les joueurs, qui prennent le temps de s’entraîner et de sacrifier leurs week-ends pour aller jouer à l’autre bout du pays. Nous sommes en train de mettre des choses en place pour retrouver la Nationale 1. La saison prochaine, l’objectif est de jouer la montée. L’équipe « deux » évolue en National 3. En tout, nous avons une bonne vingtaine de licenciés au club.

Qu’est-ce qui est prévu à l’intersaison ?

Avec la section basket, nous participerons à la Coupe de l’Est début juin. Elle se tiendra
à Vandœuvre-lès-Nancy. Ensuite, pour nos licenciés du club, nous avons prévu un barbecue. Ainsi, toutes les sections pourront se rencontrer. Chacun découvrira le sport de l’autre. Fin septembre, nous organiserons la troisième édition du challenge Gilbert Frossard, qui était président à l’ASHPA pendant une trentaine d’années et qui a laissé un grand vide après sa disparition. L’idée, avec cet événement, c’est de rassembler des équipes de handibasket du Grand Est, afin de préparer au mieux la saison.

Quels sont les besoins du club ?

Aujourd’hui, comme tout le monde, nous avons des budgets à boucler. Nous sommes tributaires des collectivités. Derrière, si nous souhaitons grandir et monter en niveau en handibasket, nous devons pouvoir rémunérer les joueurs et le staff, d’où les partenariats et les sponsors. Nous voulons gagner des partenaires et les conserver sur la durée. L’idée n’est pas d’encaisser l’argent et de ne rien leur proposer en retour. En contrepartie, nous pouvons très bien organiser des journées de sensibilisation aux handicaps, par exemple. De plus, nous sommes partants si quelqu’un souhaite ouvrir une nouvelle section sportive au club, mais nous l’invitons à gérer ce projet jusqu’au bout.

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