jeudi 18 juillet 2024
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Hœrdt – Hélène et Jean au Vietnam, quand la distance rapproche

Voisins pendant près de quarante ans à Hœrdt, Hélène et Jean ont véritablement fait connaissance au Vietnam. Au mois de mai, ils ont visité un orphelinat pour lequel Jean récolte des dons avec l’association Grain de riz, grain de vie.

Voilà deux ans que Jean habite définitivement au Vietnam, le pays où il est né il y a 80 ans. Il a fait de Nha Trang, une ville balnéaire de 300 000 habitants au nord de Saigon, sa résidence, et des « tournées dans les orphelinats », sa raison de vivre. Il raconte :
« L’appel aux fonds pour acheter du riz ou des vélos aux écoliers me prend tout mon temps. Il faut gérer les réseaux et apporter les dons en mains propres. Je les aide comme je l’ai été ».

C’est à l’occasion de la visite du temple bouddhiste de Cam Lam qu’Hélène s’est jointe à lui. Son ancienne voisine de Hœrdt a pour sa part une belle-fille originaire de Nha Trang… drôle de coïncidence dans un pays de 100 millions d’habitants ! Quand l’épidémie de covid a fait rage et que les vaccins manquaient, son fils Éric a proposé à Jean de lui en ramener au Vietnam : le contact était (r)établi. « On se parlait à peine quand on était voisins, et on fait enfin connaissance à 10 000 km de Hœrdt ! » s’étonne encore Hélène. Jean complète :
« Nos garçons ont un an de différence, ils jouaient ensemble petits, Éric s’en souvient… »

Le repas de bienvenue, avec la directrice adjointe de l’orphelinat en bleu. / ©Dr

Partager un repas

À chaque voyage, la famille ramène un colis de douceurs alsaciennes au Vietnam, et retrouve l’ex-Hœrdtois pour un repas. Cette année, il était végétarien puisque l’orphelinat est bouddhiste : une table garnie d’une dizaine de plats attend les donateurs, tandis que les enfants mangent à même le sol… « C’est normal, rassure Jean. Ils mangent la même chose, et s’occuperont de nettoyer par terre après. Chacun son rôle, celui-là veille sur le bébé, celui-là débarrasse… »

Les cuisines sont rudimentaires mais bien fournies. / ©Dr

Une enveloppe est remise à la responsable adjointe de l’orphelinat « pour les besoins urgents, comme un médecin ». Hélène voulait offrir des mangues, mais la visite du verger et des cuisines bien ravitaillées par la générosité des voisins rassurent : « Au moins, ils mangent à leur faim ! » Une quarantaine de pensionnaires habitent là, le plus jeune a 1 an. Si les moines les accompagnent dans leurs études jusqu’à leur autonomie ou sur la voie bouddhiste si c’est leur choix, l’orphelinat accueille aussi des jeunes atteints de handicaps, et des personnes âgées. Construire l’avenir ou donner au passé une deuxième chance, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

 

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