dimanche 16 juin 2024
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Les cahiers d’Esther de Riad Sattouf

Dans le tome 8 de cette série destinée autant aux parents qu’aux adolescents, l’auteur raconte avec humour la vie trépidante d’Esther, lycéenne âgée de 17 ans. Allary Éditions.

Les cahiers d’Esther sont un rendez-vous que l’on ne manquerait pour rien au monde. Esther, on l’a rencontrée lorsqu’elle avait 10 ans. Les années ont passé, on l’a vu grandir et l’on s’est attaché à elle et à ses récits si précieux qui viennent tant faire écho à nos vies. Ce nouveau volume est le huitième, déjà. Esther a 17 ans. Elle rentre en première dans son lycée « d’élite » parisien, peuplé de « supers bourges ». Elle vit toujours dans le 17e arrondissement à Paris avec ses parents, entourée de son inséparable amie Cassandre, elle est toujours célibataire. La jeune fille fait un peu la fête, mais surtout du baby-sitting pour se faire de l’argent, elle stresse pour le bac de français et passe des heures sur son portable. Elle a grandi, Esther, le temps a passé, bien trop vite. Hier encore, elle entrait en sixième.

Dans ce nouvel épisode, on la découvre avec émotion à l’orée de l’âge adulte avec tout ce que cela engendre comme émotions et questionnements sur ce monde qui l’entoure. Sa conscience politique s’affine. Esther regarde l’élection de Macron, le début de la guerre en Ukraine. Elle s’intéresse et décrypte les phénomènes sociétaux. On la sent concernée et l’auteur nous délivre à travers elle, dans un mélange drôle et juste à la fois, de la jeunesse d’aujourd’hui, dans ce qui l’anime et la questionne profondément. Dans un portrait intime véritablement touchant, on voit Esther réfléchir à sa vie, à ce qui l’attend, elle affronte comme tous les adolescents de grands moments de doute, d’angoisse et de questionnement sur le sens de l’existence. Riad Sattouf retranscrit avec brio dans un rapport subtil entre le texte et l’image cette période de la vie si acrobatique.

Alors on tourne les pages avec ce sentiment de bien la connaître cette Esther. De cette petite fille à l’adolescente, il n’y a qu’un pas, franchi beaucoup trop vite, ce pas que nous regardons nous aussi parfois avec nostalgie. Et lorsque l’on pense qu’il ne reste plus qu’un tome avant la fin de nos échanges, avant qu’elle ne prenne son envol, on se dit qu’il est important de savourer le temps, l’instant, et d’ancrer ce qui en fait sa beauté.

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