samedi 3 décembre 2022
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Lotus Eletre, nouveau départ

L’électrique rebat les cartes de l’automobile moderne. De nouveaux acteurs profitent de ce virage technologique pour prendre place et d’autres, plus anciens, pour se refaire une santé. C’est le cas de Lotus qui revient au Mondial de Paris plus en forme que jamais, avec l’Eletre, un SUV qui a tout pour être le modèle du renouveau.

En bouleversant en profondeur les chaînes de conception et de production, l’électrification des voitures ouvre de nouvelles possibilités. De nouveaux acteurs, notamment chinois, en profitent pour entrer dans la danse, tandis que des marques historiques sur le déclin, comme MG, y voient l’opportunité de renaître de leurs cendres. C’est le cas de Lotus qui se refait une santé grâce à l’électrochoc procuré par la fée électricité. Avec l’Eletre, la marque anglaise fait même coup double puisqu’elle surfe aussi, pour la première fois, sur la vague porteuse des SUV, seule carrosserie qui assure aujourd’hui de confortables ventes. Et tant pis s’il faut renier une partie de son identité.

Élégant et élancé

La forme haut perchée se marie plutôt mal avec le credo originel de Lotus : « Light is right » ou «la légèreté comme boussole». L’Eletre s’inscrit dans la stratégie définie par le groupe chinois Geely lors de la reprise de Lotus. Cette vision passait nécessairement par la sortie d’un SUV, au grand damne de ceux avaient conspué les propositions de Dany Bahar en 2010 ou le Lotus APX Concept.

L’Eletre a été développé au Lotus Tech Innovation Centre, mais fabriqué en Chine à Wuhan. Ce modèle innovant mesure 5,10 m de long, le faisant boxer dans la catégorie du Tesla Model X. Son empattement de 3,02 m confirme son ambition spacieuse. Il faut saluer le travail des designers qui ont réussi à donner à l’Eletre une silhouette élancée malgré ses dimensions généreuses. On retrouve l’élégance naturelle des productions de Lotus. L’ingénierie aérodynamique est aussi à féliciter : le panneau inférieur intègre d’innombrables ouvertures hexagonales, laissant passer l’air selon les besoins, et le bouclier est pour le moins ajouré. La parenté avec la Lotus Evija est évidente.

En un éclair

La plateforme, quant à elle, est inédite. Baptisé EPA, le châssis permet l’intégration d’éléments dynamiques, comme les barres antiroulis actives, la suspension pneumatique variable et les roues arrière directrices. Ce sont des disques en carbone céramique et des étriers à dix pistons qui officient au freinage. L’Eletre emporte une large batterie de plus de 100 kWh lui offrant près de 600 km d’autonomie. Les capacités de charge impressionnent, avec 350 kW en pic au maximum il est possible de récupérer 400 km d’autonomie en 20 minutes. De quoi alimenter sereinement les deux moteurs délivrant près de 600 ch. L’Eletre rejoint le club fermé des véhicules bouclant le 0-100 km/h en moins de 3 secondes, dans la lignée de la Porsche Taycan.

Vastes dalles tactiles, écrans pour la rétrovision et matériaux retenus en prenant en compte l’impact environnemental, l’Eletre a tout d’un luxueux SUV moderne. D’autant plus que l’arsenal technologique est complet : régulateur adaptatif, atténuateur de collision avant et arrière, alerte de panneaux de signalisation, avertissement à l’ouverture des portes, alerte de trafic avant et arrière, assistant au changement de file, l’alerte d’enfant à bord, aide au maintien dans la file avec fonction alerte franchissement, l’appel d’urgence ou encore puce 5G).

Le nouveau venu prendra la route début 2023 à un tarif flirtant avec les
120 000 €.

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