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Mertzwiller – Les bonsaïs, des arbres de vie aux racines zen

Le Matsugawa bonsaï club ouvre ses portes le dimanche 3 juillet à l’espace Stéphane Grapelli de Mertzwiller, de 10h à 18h (entrée libre) pour amener le public à découvrir l’art japonais de l’arbre en pot qui anime son président, Daniel Heckel.

A descendre les marches qui mènent à son jardin secret, une impression d’harmonie monte aussi bien de la mare que du potager, mais surtout des îlots de bonsaïs.

Sur leurs piédestaux imaginés par le maître zen des lieux, les arbres miniatures miment tous une autre histoire. Celui-ci est « battu par les vents », celui-là
« en cascade », tandis que les uns sont « féminins, plus élégants, fins, d’autres masculins, bruts, avec du bois mort » comme les décrit le président du Matsugawa bonsaï club de Mertzwiller.

Prélever un arbre dans la nature et l’adapter

À 63 ans et désormais à la retraite, Daniel Heckel va pouvoir se consacrer pleinement à sa passion. Voici 35 ans qu’il a un penchant pour « la culture japonaise en général, depuis que j’ai pratiqué le judo. Je pourrais sculpter la pierre, mais j’ai choisi la sculpture vivante. C’est la symbolique de la religion zen, la notion de vie : j’ai un arbre en petit qui représente quelque chose de grand ». Pour lui, qu’il s’agisse d’un chat, d’un chien ou d’un arbre, « on n’est pas cinglé, ça demande du temps, de l’attention et du soin ».

Entouré de 80 à 90 pots, le plaisir de Daniel commence dans la rue, « les yeux au sol » lorsqu’il cherche à prélever « un arbre façonné par la nature pour l’adapter en pot ». À l’image de ces genévriers de Mertzwiller hauts de 50 cm, « arrachés aux mâchoires du bulldozer il y a 30 ans sous l’escalier de la future salle polyvalente ». Les contraintes comme une région désertique ou une chute de pierres ont
«formé des arbres centenaires», mais restés minuscules. « On ne cherche pas le pommier et ses fruits, mais qu’il représente cent ans d’événements naturels », appuie le président.

« Question d’harmonie »

Loin des bonsaïs commerciaux qui arrivent de Chine et dont les espèces exotiques ne sont pas adaptées à la région, « le plaisir est dans la création, la transformation » à force de coupes, de fils de fer, de densification des ramures, puis de mise en scène. « Tout est question d’harmonie : le pot, la tablette, l’arrière et l’avant plans, pour que l’imagination amène une vision. Que voyez-vous, une montagne ? Une rivière ? » lance le bonsaïka dans un sourire. Avec 25 membres «d’âge mûr» au club, il estime son art dépassé, mais l’exposition et les démonstrations du 3 juillet pourraient bien relancer la mode.

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