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Pour que chat s’arrête, stériliser les chats harets

L’association École du chat libre des Vosges du Nord met à disposition des cages-pièges afin de capturer et faire stériliser gratuitement les chats errants. Au moment des premières portées printanières, les dons sont les bienvenus.

En cinq ans, une chatte peut avoir 4000 descendants ! » estime la présidente de l’association École du chat libre des Vosges du Nord (ECLVN), Nathalie Balmer. Les chats harets font partie de la vie de nos villages, mais ne sont pas des chats sauvages ni forestiers. « Haret signifie chat domestique qui est retourné à la nature ». Pas trop loin des habitations tout de même, où ils rôdent souvent la nuit, à la recherche de nourriture ou d’un abri. Pour certains habitants, ils ont même les avantages des chats domestiques, « mignons à observer, à nourrir », sans les inconvénients. Pourtant, non stérilisés, ils prolifèrent et sont agressifs, et non-vaccinés, ils se transmettent les maladies. Ce sont d’ailleurs des chatons atteints de coryza en plein centre-ville qui ont mis la puce à l’oreille de Nathalie en 2009, année de création de l’antenne de l’ECLVN à Niederbronn.

Une cage-piège qui sert à capturer les chats errants afin de les faire stériliser. / ©DR

Opéré dans la journée par un vétérinaire partenaire

Avec l’aide de l’association, Diane a capturé 13 chats, dont
5 jeunes qui ont été adoptés, entre novembre et février. Elle reconnaît que cela prend un peu de temps, mais se dit « horrifiée par la maltraitance animale et les moyens de les éliminer à l’ancienne ».  La cage-piège est constituée de deux trappes qui se referment lorsqu’un chat y pénètre pour manger la nourriture placée au milieu. Pris au piège et paniqué, il faut alors recouvrir la cage d’une couverture avant de le conduire chez un vétérinaire proche du domicile et partenaire de l’association. Le chat sera opéré dans la journée, avant de retrouver sa liberté au même endroit.

En agissant à son niveau, Diane se félicite : « Les huit chats viennent toujours manger chez moi ». Une histoire semblable à celle du premier bienfaiteur des chats du cimetière de Montmartre, à Paris, Michel Cambazard, qui a fait tatouer et stériliser ses protégés à partir de 1977. Ils étaient libres, mais plus errants et évitaient l’euthanasie. Sur ce modèle, l’ECLVN a financé plus de 400 opérations en 2021, et fait adopter 150 chats grâce aux dons ou à la vente de calendriers.   

Marché aux puces du dimanche 8 mai à Niederbronn organisé par l’ECLVN, informations sur Facebook.

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