Maxi Flash : Jérémy, comment avez-vous découvert que vous souffrez de la maladie de Crohn ? Beaucoup de malades restent dans le flou…
Jérémy Morgenthaler : Alors que je travaillais dans le domaine des courses hippiques, j’ai commencé à avoir de très gros problèmes digestifs. Physiquement, je n’arrivais plus à assumer mon poste au quotidien, au point de devoir le quitter. Les médecins me disaient simplement que j’avais l’intestin sensible et que je n’avais pas à m’en faire. Pendant longtemps, j’ai été dans le flou, effectivement. J’ai officiellement été diagnostiqué en mars 2025, mais mon gastro-entérologue le suspectait déjà en 2021. C’est une maladie presque invisible et surtout très psychologique. De nos jours, les cas se multiplient, notamment à cause de l’industrialisation et les produits ultra-transformés qui affaiblissent le microbiote et qui favorisent les maladies auto-immunes comme Crohn.
Malgré la maladie, vous êtes un grand sportif, n’est-ce pas ?
Oui, et ce depuis tout petit. Comme beaucoup, j’ai fait du football durant mes jeunes années. Depuis dix ans, je fais de la course à pied. J’ai découvert le triathlon il y a huit ans. Je m’étais lancé un défi avec un de mes amis. De fil en aiguille, ça m’a plu et j’en ai fait d’autres.

Ainsi, vous avez décidé de vous lancer dans un défi…
En effet. Je participerai à un premier triathlon à Bischwiller le 24 mai (format S – 750 m de natation, 20 km de vélo, 5 km de course à pied) et à un second à Obernai-Benfeld le 7 juin (format L – 1900m de natation, 90 km de vélo, 21km de course à pied). Le premier sera moins difficile que le second, qui est beaucoup plus long. Deux triathlons en deux semaines, ça va être intensif.
Quels sont les objectifs ?
En plus de me dépasser, le but du défi est de faire parler de cette maladie pour que personne ne se retrouve dans la même situation que moi : seul et incompris. Ce défi, c’est pour montrer que même si on a une maladie chronique, on peut continuer de vivre ses passions à fond. On ne choisit pas toujours ce qui nous arrive, mais on peut toujours choisir la façon dont on le vit. Pendant les courses, j’arborerai un t-shirt aux couleurs de l’association Afa Crohn RCH que je soutiendrai. Une collecte de fonds a été lancée



