jeudi 14 mai 2026
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Wissembourg. « La communauté gendarmique » de Michel Robiquet

La capitaine de gendarmerie Julia Meyer revient sur ses terres de Wissembourg pour une troisième enquête signée Michel Robiquet, lui-même Général jusqu’en 2013. Dans La revanche de Thémis (Éditions du Bastberg), Julia et l’auteur partagent bien des points de vue. Extraits commentés.

« Ma femme s’est proposé de rester avec vous […], elle est accompagnée d’une épouse de gendarme, bon camarade de Martial. C’est dans ce genre de circonstances que le mot solidarité prend tout son sens au sein de la communauté gendarmique. » (p.42)

Michel Robiquet : On dit que la gendarmerie, c’est une grande famille avec toutes ses qualités et défauts, comme dans toute entreprise humaine. Mais quand il arrive un coup dur, la communauté se regroupe autour de la victime. En l’occurrence, cette dame se retrouve avec un enfant et un autre qui va arriver. Avant les obsèques, les épouses interviennent pour ne pas la laisser seule, et après, le service social prend la relève pour faciliter les démarches administratives, lui retrouver du travail et un logement. Aujourd’hui, non je n’appartiens plus à la communauté gendarmique, parce que j’ai une autre vie qui me convient tout à fait. Mais oui j’y appartiens toujours, parce qu’on n’oublie pas trente-six années dans la maison, je suis content de revoir des gens, preuve que le courant est bien passé.

Lorsque des médailles sont accrochées sur le cercueil, deux gendarmes discutent : « Ça lui fait une belle jambe ! – On se demande à quoi ça sert tout ce cinéma ! » (p.51)

On réagit tous différemment surtout quand il s’agit d’un meurtre, parce que c’est une injustice flagrante, et faire « tout ce cinéma » ne lui rendra pas la vie. Moi j’avais toujours dit à mon épouse que si quelque chose m’arrivait, je refuserais absolument que tout honneur militaire me soit rendu. Je n’aurais pas voulu participer à ce que des personnes publiques, certaines au double langage, viennent se recueillir devant mon cercueil.

Une enquête est quelque chose de sérieux et approfondi.

« La chance est une chose, mais la réalité en est une autre et les résultats ne sont pas forcément aussi positifs que dans les séries télévisées où tout est résolu en bien peu de temps. » (p.75)

Une enquête est quelque chose de sérieux et approfondi avec tous les moyens dont dispose la gendarmerie nationale. Mais le facteur chance est important, pour un détail ou si vous faites une filature ! Ce n’est pas une pique aux séries TV—j’aime beaucoup les Meurtres à… même si les gendarmes disent des choses qu’on ne dit pas dans la réalité —, j’ai simplement voulu dire qu’en une heure on ne résout pas une affaire. Quelque part, celui qui lit mon roman en trois jours voit aussi rapidement la fin de l’enquête…

Dédicaces le 30 juin à Niederbronn pour la Fête du livre.

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