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Schweighouse – Land’art : Patrick Straub en grande conversation avec la nature

Tout modeste qu’il soit, l’artiste de land’art Patrick Straub commence à se faire un nom au-delà de Schweighouse-sur-Moder avec ses mandalas de neige ou de sable géants, ses cyclopes de branches et de terre, ses minuscules fées aux robes de coquelicot, et incite petits et grands à faire de même.

« Rendre visible l’invisible », telle est la devise de Patrick Straub, tombé sous le charme du land’art un jour de 2015, en Bretagne, lorsqu’il se met à tracer un mandala sur la plage avec l’aide de sa femme. « C’est du niveau de géométrie CP-CE1, sourit-il. Un cordeau, un bâton, un râteau, c’est comme une rosace sauf qu’on est dans le dessin ». L’ancien professeur des écoles et conseiller pédagogique en arts plastiques a trouvé comment « concilier besoin d’extérieur et activité créative » dans cet art contemporain américain des années 60. »

La notion de temps

Reste à photographier le tout avec un drone, et le tour est joué ! Si les extra-terrestres aussi font des crop-circles, l’artiste se dit « à la limite du surnaturel, du chamanisme : on entre en contact avec les forces de la nature, on établit un dialogue avec l’environnement. La nature me répond : quand un travail est bon, il y a une harmonie, sinon tout s’écroule ! » Le temps est une notion importante dans son travail, notamment pour la photographie : le soleil levant ou couchant, un animal qui passe, un souffle de vent… « J’attends parfois un nuage », jubile l’artiste.

Toujours humble, la fierté se lit dans ses yeux en feuilletant les albums de ses « réalisations ». Bien que sollicité pour des conférences à travers la France et auteur de nombreux livres pédagogiques, le mot « œuvre » est selon lui réservé « aux artistes reconnus ». Pourtant des centaines de fans le suivent sur les réseaux, et pour eux, il assume totalement ses mises en scène. Comme cette photo intitulée ”Sauvez Willy” : « Parfois je me ridiculise, par exemple en pêchant dans la grosse flaque dans les prés derrière le collège un demi-poisson fait de branches ».

État de vigilance artistique

« Neuf fois sur dix, je pars sans préméditation, pour faire “un truc” comme dirait ma petite-fille, et ça me convient. C’est comme le langage Schtroumpf, on peut tout remplacer par le mot truc, c’est ouvert et ça permet un état de vigilance qui me guide ». Et si ses rhumatismes l’empêchent un jour d’enfourcher son vélo de bon matin à la recherche d’un spot de land’art, il prévoit déjà de passer au récup’art. Dans son jardin, un caméléon de bois, un aigle en plumes, et une girafe en métal attendent de la compagnie !

 

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