mercredi 22 mai 2024

Une journée à la Chocolaterie Daniel Stoffel

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Une journée à la Chocolaterie Daniel Stoffel

L’été est fini, la saison du chocolat commence. À l’occasion de son 60e anniversaire, la chocolaterie Daniel Stoffel a accepté d’ouvrir ses portes à notre journaliste Léo Doré.

Le magasin Daniel Stoffel de Haguenau vient d’ouvrir ses portes. Je débarque dès l’ouverture. Je n’étais pas venu depuis un moment et je suis surpris par le nouvel aspect extérieur et intérieur du magasin. Tout a été refait aux couleurs de la marque. Dans ce relooking, tous les anciens mobiliers fabriqués par des artisans locaux et des partenaires depuis de nombreuses années ont été réutilisés. Dès mon entrée, pour rendre mon attente plus agréable, le personnel souriant du magasin me propose le fameux chocolat de bienvenue. Presque dans la foulée, Martine Stoffel-Castérot et son fils Louis m’accueillent. Nous allons tout de suite en direction du Chocowaouh Café, une nouveauté accessible dans les trois magasins de la marque. Une chocolatière me propose de déguster un plateau composé de cinq chocolats différents, accompagné d’un chocolat chaud et d’un cookie faits maison.

Notre entretien touche à sa fin. Nous prenons la direction des ateliers où je rencontre Marie, enjouée et dynamique : « Chez nous, chacun à ses tâches spécifiques, commence-t-elle à expliquer. Pour ma part, je suis principalement à la préparation de commandes pour nos différents magasins : Haguenau, Shopping Promenade et Ribeauvillé. Via un système informatique sur tablette, ils passent leurs commandes pour réapprovisionner leurs stocks. Mon travail est de préparer ce qu’il leur faut en bonne quantité et dans les temps pour satisfaire les clients ». De plus, toutes les marchandises Daniel Stoffel sont tracées. À l’approche de la fin de l’année, le rythme de travail s’intensifie :
« La cadence de préparation des commandes magasins augmente de plus en plus. Nous rentrons dans la période festive de l’année. Les approvisionnements hebdomadaires passent du simple au triple », conclut Marie.

 

Direction les ateliers de fabrication. Je rencontre Géraldine, cheffe chocolatière, dans l’entreprise depuis bientôt huit ans : « Ce métier demande beaucoup de créativité, mais surtout d’avoir un temps d’avance, de précéder les tendances ». Aujourd’hui, la chocolaterie Stoffel cherche à désucrer et à sourcer un maximum ses produits en respectant l’humain et la planète au maximum avec des moulages équitables.
« Nous innovons en travaillant par exemple avec des céréales qui nécessitent moins d’apport d’eau. Notre engagement est fort à chaque étape du processus ».
J’enfile une blouse et une charlotte et je suis Géraldine dans l’atelier, où je rencontre Anthony, chocolatier.

Tout le processus de création du chocolat m’est expliqué. Tout commence avec une recette, qu’il faut respecter à la lettre. Une fois le tout mélangé à l’aide d’un gros mixeur, le produit fini est coulé sur une table en marbre. Après avoir cristallisé pendant un jour, un chocolatier vient le décadrer, le chablonner d’une légère couche de chocolat, puis le lisser. Ensuite, Marie, qui est sur l’atelier voisin, s’occupe du découpage à l’aide d’un jet à forte pression. Une fois découpés, les chocolats passent par l’enrobage. Dans la foulée, lorsqu’il transite sur un tapis roulant, il est décoré à la main. Il finit sa course au conditionnement.

Les œuvres d’Halloween sont déjà sur les étals. / ©ld

L’heure du repas approche et voici venu le moment de la journée que j’attendais le plus : la dégustation. Pour l’occasion, Géraldine et l’équipe de la chocolaterie m’ont préparé un plateau de merveilles. Ici, nous prenons le temps d’observer – et goûter – les différentes strates des chocolats: « Faire un chocolat bi-couches nécessite un savoir-faire d’excellence, avec une exécution parfaite ».

Nous finissons la dégustation avec des gouttes, l’image de marque de la maison. Ces dernières sont composées d’une couche croquante de chocolat et d’une gelée alcoolisée à la vodka, au rhum et même à la téquila : « Les recettes changent toutes les saisons pour surprendre et émerveiller les clients ».

Louis et sa voiturette de golf me conduisent dans le bâtiment annexe dédié à l’administratif. Je fais la rencontre de Corentin, responsable des achats, et de Charline, responsable de l’amélioration. Si le travail du premier est de répondre à la demande, de gérer les stocks via les clients internes, celui de la seconde est d’optimiser les processus, de coordonner les services, notamment grâce aux outils informatiques : « Ce sont deux postes anti-routine », précise Martine.

J’assiste à une réunion « ressources humaines » où il est question des parcours d’intégration. Fait notable: l’intégration d’un nouvel employé dure deux semaines pendant lesquelles il découvre ses collègues, mais aussi les autres postes au sein de l’entreprise : « Nous misons beaucoup sur la jeunesse, sur leurs nouvelles compétences, notamment informatiques. Être challengé, c’est incroyable. Nous sommes à la recherche d’excellence et nous sommes prêts à nous adapter », ajoute Martine.

Les œuvres d’Halloween sont déjà sur les étals. / ©ld

Avant de partir, Louis me fait faire le tour de la boutique. Il me montre de magnifiques sculptures 100% chocolat qui ont nécessité des heures de travail : « Un modèle réduit est en vente dans le cadre d’Halloween », précise-t-il. À l’occasion des 60 ans de la chocolaterie, une année de temps forts, de surprises et de cadeaux attend la clientèle.


 

Pour découvrir l’interview de Martine Stoffel, rendez-vous dans cet article.

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