vendredi 26 juin 2026
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Wissembourg. Le nom de la Rose version Ex-Nihilo

Le spectacle estival et, surtout, monumental, orchestré par l’association Ex-Nihilo depuis 2011, revient à Wissembourg les 26, 27 et 30 juin, 3, 5 et 8 juillet : Délivrez-nous du mal est une enquête au sein de l’abbaye bénédictine du 15e siècle mise en scène par Renaud Weisse.

Maxi Flash : L’association Ex-Nihilo crée deux spectacles par an, comment fonctionne-t-elle ?

Renaud Weisse : L’objectif est de mettre en valeur les patrimoines locaux —historique, bâti, culinaire ou légendaire— et permettre au public de redécouvrir Wissembourg. Nous comptons une centaine de membres de tous âges et tous horizons, et ces regards variés sont un point fort d’Ex-Nihilo puisque nous faisons tout nous-même hormis la location des costumes, de l’écriture des textes aux programmes lumières et sons, les décors, la mise en scène. Les membres sont acteurs et figurants mais aussi menuisiers, décorateurs, techniciens, artificiers, à l’accueil, à l’encadrement…

Quelle période aborde Délivrez-nous du mal ?

On a déjà beaucoup fait le 19e siècle notamment par l’imagerie Wentzel, ou la Renaissance, la Révolution, mais jamais le moyen âge et pourtant c’est l’origine de Wissembourg. La ville s’est développée autour d’une abbaye bénédictine très riche et très puissante qui a attiré pas mal de paysans et d’habitants mais a eu des rivalités assez fortes, à la fois la Ville qui lui dispute la possession de terres et richesses, et au sein du Saint-Empire romain germanique, des princes rivaux et des chevaliers brigands qui ne respectent rien. Le titre mystérieux peut être compris de plein de façons, comme une prière, ou une superstition.

Le public peut-il participer à résoudre l’enquête ?

Le spectacle se déroule en plusieurs temps : la première partie, c’est un marché théâtralisé, les gens déambulent dans la reconstitution d’un marché médiéval, ils se promènent au milieu des marchands déguisés, et laissent traîner leurs oreilles, à l’affût de ragots ou d’indices… Ensuite le côté immersif est lié à la mise en scène de la deuxième partie, dans un système bi-frontal—deux gradins qui se font face et la scène au milieu. La véritable enquête commence alors dans la cour du Foyer Saint-Pierre-et-Paul avec vue sur l’abbatiale. Après quinze spectacles, on essaye d’innover sous la forme d’une fiction policière, un peu comme Le nom de la Rose croisé avec le Cluedo. Des morts successifs apparaissent, c’est un peu inspiré d’Agatha Christie aussi, car chacun pourrait être coupable…

Le chiffre

2500 : C’est le nombre de spectateurs pour les sept représentations du Jardin des délices en 2025.

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