B comme Bandele.
La campagne de communication de la Collectivité européenne d’Alsace proposant de porter un ruban rouge et blanc pour manifester la volonté de sortir du Grand Est est accusée par un historien de s’inscrire, je le cite, « dans la filiation directe de la propagande du IIIe Reich ». Le diable se cachant dans les détails, j’aurais plutôt taquiné les concepteurs du visuel à propos de leur connaissance de la langue alsacienne. En effet, on peut lire : « Le s’Bendele ou s’Bendela ». Déjà, le Haut-Rhinois usera plutôt du terme Bandala. Mais surtout, le s’ tient lieu d’article. Ils ont donc écrit : « Le le ruban ». Personne n’a fait de remarque à ce sujet, mais c’est la société actuelle qui doit vouloir cela, celle qui fait défiler des choses sur Internet : oui, on ne lit plus, on ne regarde que les images…
B comme Blaireau.
En apprenant que l’Alsace recense sur son sol 13 000 blaireaux, je me suis tout de suite écrié : j’ai les noms ! D’autres prétendent que c’est sous-évalué, période électorale oblige sans doute… C’est injuste pour cet être qu’on appelle aussi blaireau commun, insistant ainsi sur son côté banal. J’ai tout de même appris qu’il ne sait pas grimper aux arbres, mais il y joue, ce qui est, avouons-le, très bête. Logique pour un animal… Et il vit en groupe ! C’est là qu’il faut toujours faire attention à ce genre de réaction à l’emporte-pièce, car dans un groupe, chacun a ses propres blaireaux ; tout le monde est donc concerné…
L comme Légumineuses.
Si j’ai bien vu, nous sommes les premiers producteurs de lentilles en France. Et de haricots blancs. Le conseil régional sensibilise à la consommation de toutes les légumineuses, pois chiche, fèves et quinoa, également produits ici. C’est vrai, on connaît leurs bienfaits, grâce aux fibres. En Alsace, ajoutez à cela la consommation de choucroute, de navets salés et autres choux et il reste à faire attention d’où ça souffle, car pour le reste du Grand Est, cela pourrait occasionner un vent d’Alsace…




