Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre à la lecture de ce texte, sinon que j’ai été happée par cette photo en couverture et par la confiance que j’accorde à cette maison d’édition. À peine refermé, j’ai envie de vous dire de vous précipiter, tant ce livre m’a donné le sentiment rare d’un texte qui fait du bien, de ceux qu’on aimerait tenir plus souvent entre nos mains.
Rassurez-vous, ce texte n’a rien de niais.
Il montre, au contraire, avec une grande justesse, que la générosité existe encore, qu’elle circule parfois là où l’on ne l’attend plus. L’histoire est celle de Martin et Mathilde, deux jeunes que la vie a pris de vitesse. D’un couple formé trop tôt est né un premier enfant, arrivé sans prévenir, avant qu’une seconde grossesse ne s’annonce, alors que l’équilibre était déjà précaire. On suit ces deux jeunes qui font comme ils peuvent, avec ce qu’ils ont, qui s’aiment encore, même si leur amour est grignoté par la fatigue, les responsabilités et la nécessité permanente de tenir debout.
Et puis, un jour, il y a cette rencontre avec Annie, la voisine de palier, une dame âgée à laquelle on n’avait jamais vraiment prêté attention. C’est l’histoire d’une main tendue, offerte sans attente. Celle d’une femme présente et bienveillante, qui ne juge pas mais qui est là, simplement, par la constance de sa présence et de son attention. Annie ouvre sa porte, partage un repas, propose son aide et, peu à peu, à son contact, la vie se modifie. La parole circule, les silences se disent. Ce texte nous rappelle combien une rencontre peut redonner de l’élan à des vies. Sans chercher à impressionner, il touche en plein cœur.
C’est un roman que je crois profondément nécessaire, et qui redonne foi en la possibilité de liens simples et réparateurs.
Isa sur Insta : lodyssee_des_mots




