À l’origine, le festival a été créé en 2019 par l’association allemande Kulturbrücken Europäischer Regionen (KER), basée à Mannheim. Soucieuse de porter un projet transfrontalier, cette dernière s’est rapidement mise à la recherche d’un partenaire français pour développer le festival outre-Rhin : « C’est ainsi qu’avec mon association, Genau, basée à Strasbourg, le rapprochement s’est fait et nous avons commencé à collaborer », explique Philipp Pollaert, président de Genau.
« Nous partageons les mêmes valeurs et les mêmes volontés de rencontres et d’échanges culturels, ça a tout de suite bien fonctionné », poursuit-il. Dans un contexte où l’on vit parfois côte à côte sans réellement se connaître, le festival, par la musique et la culture de manière générale, veut provoquer l’échange, encourager les découvertes et rapprocher des publics qui ont plus en commun qu’ils l’imaginent.
Cultiver la rencontre
À rebours des grands rassemblements, le festival Juggle Maniac revendique un format à taille humaine. Ici, l’objectif n’est pas la course à la fréquentation, mais plutôt la qualité des échanges. L’événement s’inscrit dans une démarche responsable, attentive au territoire et à son environnement. La programmation 2026 reflète cette philosophie : « Elle est à moitié française, à moitié allemande, 100 % locale, avec une attention particulière portée à l’équité au sein même des groupes ».
En mars, un tremplin avait été organisé à l’occasion de la Quinzaine Culturelle de Haguenau : « Les groupes Karlmer, pour l’Allemagne, et Burning Birds, pour la France, ont réussi à se démarquer. Le premier jouera le vendredi, après Aurelle Key, et avant Die Weltbildhauer:Innen et les Fat Badgers. Le second ouvrira la journée du samedi et sera suivi par plusieurs formations telles que Damaghead, Almost Rose, Duo Minush, Schnapps, Feu Noire et Ell », détaille Philipp.
Entre les changements de plateaux, des DJ assureront l’ambiance sur une scène adjacente, alimentée à l’énergie solaire. Ils s’occuperont aussi des afters, jusqu’à 2h du matin. Le dimanche, le festival se clôturera en beauté avec un petit déjeuner collectif, à partir de 9h.
Pour la petite histoire
Pourquoi Cleebourg ? Le président de l’association KER, Lukas Fieber, associé à son père, a pour habitude d’investir dans la rénovation du patrimoine. Tous deux ont investi à Cleebourg et sont tombés sous le charme du petit village d’Outre-Forêt.




