jeudi 3 septembre 2026
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Bischwiller. Elena Guibert met des fleurs dans la vie

Elena Guibert, qui a déjà vécu plusieurs vies en une, a choisi de transformer sa passion pour le végétal en une aventure entrepreneuriale. Dans sa boutique La Bouturette, installée en plein centre de Bischwiller, elle laisse parler sa créativité.

Née en Russie, Elena Guibert est arrivée en France à 12 ans. Sa vie, elle l’a principalement vécue à Strasbourg, avant de s’installer à Bischwiller en 2017. Après de longues années dans la restauration et le milieu hospitalier, deux secteurs exigeants qui l’ont conduite au burn-out, elle a ressenti le besoin de changer de voie et de redonner une place à sa créativité : « En 2022, j’ai décidé de me reconvertir. J’ai repris les études au GRETA d’Illkirch-Graffenstaden, pour devenir fleuriste », explique-t-elle. Un an plus tard, une fois diplômée, Elena a lancé son activité : « Au début, elle était secondaire. Je travaillais surtout à la commande, en me rendant sur des marchés. J’ai fonctionné ainsi jusqu’à début 2025 ». Date à laquelle elle a décidé d’ouvrir sa propre boutique, La Bouturette, à Bischwiller.

Une nature libre

Indépendante, Elena Guibert réalise des bouquets de fleurs « flous, champêtres ou déstructurés », des décorations florales et des créations sur commande pour les particuliers comme pour les professionnels. Ses spécialités sont les kokedama – un art végétal japonais qui consiste à cultiver une plante dans une sphère de substrat entourée de mousse, maintenue par du fil, plutôt que dans un pot traditionnel, qu’elle a appris auprès d’une des pionnières en France – et les terrariums, minutieusement composés à la main : « Je crée également des couronnes et des compositions en fleurs séchées, sans jamais recourir aux fleurs artificielles ».

Elena Guibert et un aperçu de ses créations florales. / ©DR

D’avril à octobre, Elena privilégie les fleurs locales et de saison : « Lorsque c’est nécessaire, il m’arrive de me fournir chez des producteurs français, hors d’Alsace, mais aussi européens. J’évite au maximum l’international ». Convaincue que « les fleurs provoquent des émotions », elle propose aussi des ateliers toute l’année, dans sa boutique ou à l’extérieur, pour partager son savoir-faire dans une ambiance conviviale : « Les participants choisissent ce qu’ils veulent apprendre. Ce sont des moments de paix, de partage. Je suis ouverte à toutes les propositions », conclut la fleuriste. Quand elle le peut, Elena n’hésite pas à collaborer avec des artisans, pour donner vie à des créations à quatre mains.

Pour la petite histoire

Pourquoi « La Bouturette » ? Ce nom est apparu naturellement à Elena lorsqu’elle cherchait une allusion au verbe bouturer.

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