jeudi 1 octobre 2026
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Wissembourg. L’hôpital répond « aux besoins actuels et futurs »

Ouvert en 1974 à la sortie de Wissembourg, le Centre hospitalier intercommunal de la Lauter (CHIL) a entrepris une grande restructuration au sein de la Coopération hospitalière Nord Alsace. L’évolution de la démographie transforme ses services, de l’enfant à la personne âgée.

À la frontière nord de l’Alsace, Wissembourg s’est dotée d’un hôpital au 20e siècle, situé au centre-ville, et devenu EHPAD aujourd’hui dans son bâtiment de 1722. Mais « l’offre n’a pas évolué depuis 52 ans et l’arrivée dans ces murs », introduit Glenn Houël, le directeur du CHIL. Or c’est « un territoire rural vieillissant—plus vite que les autres—, et où la baisse de natalité est forte. De 296 naissances en 2023, nous sommes passés à 201 en 2025. Il fallait donc repositionner l’hôpital pour répondre aux besoins actuels et futurs ». Une réflexion entamée il y a des mois, entre les élus, l’ARS, la direction et tous les médecins vus en entretien, dont Farid Laras, président de la commission médicale du CHIL et urgentiste. Objectif : « Anticiper plutôt que subir ».

Proximité et attractivité

Si depuis juin, les accouchements ont lieu à Haguenau, l’offre à Wissembourg s’est étoffée : suivi pré et post-natal, santé de la femme et de l’enfant, bien-être et psychologie, santé sexuelle… « C’est une réponse de proximité, avec plus d’activités pour plus de public, et une sécurisation des prises en charge avec deux gynécologues très expérimentés », appuie Glenn Houël. Mais cette reconfiguration n’aurait pas de sens sans une
« réflexion globale sur l’attractivité : comment attirer de jeunes médecins, et sur la dimension territoriale Nord-Alsace avec un rapprochement des équipes de Haguenau ». À Seltz, une antenne mère-enfant a également été ouverte dans les locaux de l’EHPAD pour pallier « le fort déficit de sages-femmes », et un bus permettra de « rayonner dans tout le territoire prochainement ».

La rééducation occupe une place post-urgences importante. / ©dr

Cette logique de proximité doit aussi profiter aux autres services, comme la chirurgie ambulatoire. Actuellement, « plus de sept patients sur dix ne viennent pas chez nous, car l’offre du bloc était limitée, admet Farid Laras. L’objectif est de doubler l’activité ». Ensuite, la capacité des urgences doit être renforcée « pour éviter les retours à domicile, avec dix lits en plus, sur 68 ». Et toujours pour répondre à une augmentation d’activité concernant les personnes âgées, par exemple après une chute, l’ancienne maternité sera transformée : « À terme, nous aurons libéré le 4e étage pour 20 lits de soins médicaux et de rééducation (SMR) et créé un plateau technique d’urgence adossé à la future chirurgie ambulatoire », conclut l’urgentiste.

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