dimanche 19 mai 2024
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Albano Olivetti – 2023 le coup double

Né à Haguenau, Albano Olivetti est déjà sur le circuit professionnel de tennis depuis une dizaine d’années. À presque 32 ans, ce grand gaillard de plus de deux mètres, reconnu pour ses services surpuissants, s’est imposé comme un des meilleurs Français en double. Au sortir d’une saison majoritairement passée aux côtés de l’américain Robert Galloway, Albano se classe 57e (6e Français).

Albano, le tennis, c’est depuis quand ?

Quand j’étais petit, j’habitais à 500 mètres des courts de tennis du club local, à Haguenau. J’ai commencé ce sport à 8 ans et demi, en 1999. J’y suis resté quatre ans puis je suis parti à Cronenbourg, et enfin au TC Strasbourg en 2009. Dans mon évolution, le club n’a pas eu beaucoup d’incidence, dans le sens où j’ai très vite rejoint l’INSEP. Lorsque je m’entraînais à Paris, je faisais encore des matchs par équipe à Cronenbourg, mais aussi avec Strasbourg. Pendant que j’étais à l’INSEP, je suivais des cours. J’ai réalisé tout mon lycée, de la seconde à la terminale, dans un établissement parisien. Le but était d’avoir le baccalauréat en suivant des entraînements quotidiens. Ensuite, à ma majorité, je suis passé au centre national d’entraînement de Roland Garros, aux côtés de Laurent Raymond notamment. C’était un très bon entraîneur. Nous avons fait du bon boulot ensemble. Quand j’ai commencé avec lui, je devais être classé 1300e mondial. Au bout de deux ans, j’avais atteint la 260e place. J’ai connu une belle évolution.

Même si la notion de « joueur professionnel » est assez vague au tennis, c’est à votre arrivée aux côtés de Laurent que vous vous êtes révélé. C’était le début de dix années de simple, et ce n’était pas un long fleuve tranquille, n’est-ce pas ?

C’est vrai. Ce qui m’a beaucoup freiné pendant ces dix années de simple, ce sont les blessures. Alors que j’étais classé 230e mondial, je me suis blessé au coude sur un revers complètement anodin. J’ai eu une première opération, une arthroscopie. Ça m’a éloigné des courts pendant six mois. Ensuite, j’ai pu reprendre le tennis, j’ai retrouvé un bon classement malgré une demi-saison de jeu. Malheureusement, je suis tombé sur le genou et ça m’a à nouveau écarté des courts pendant près de trois mois. Ensuite, j’ai repris une nouvelle fois, en proposant des choses intéressantes, mais je mettais du temps à retrouver le bon rythme. 2014 a été une année très compliquée pour moi. Mon père est décédé, ça n’a pas été simple à gérer, et j’ai subi un accident de la route. Une hernie discale du côté droit m’a éloigné des courts plus d’un an et demi. J’ai perdu plus de dix kilos. Ça a été très dur de revenir après une telle blessure. Je n’ai pu retrouver la compétition qu’en 2016.

De 2016 à 2020, le retour n’était pas évident. À quel moment le double vous est apparu être une évidence pour la suite de votre carrière ?

En parallèle du simple, j’ai toujours joué le double sérieusement, j’ai toujours eu de bons résultats. Avant le covid, en 2020, j’ai commencé à faire des tournois en ne jouant que le double. Au début, ce n’était pas facile. Je n’avais pas un super classement, je revenais de loin, puis j’ai commencé à gagner des tournois, à bien enchaîner. Maintenant, je sais que j’ai un coup à jouer dans cette discipline. Le simple me manque encore par moment, mais je ne regrette pas ce choix. Je suis content d’avoir pris ce chemin.

Albano Olivetti. / ©Jessica Ferraro
Parlons maintenant d’un des tournois les plus intenses de votre carrière : l’US Open 2023. Comment avez-vous vécu ce dénouement, en affrontant un compatriote, un Alsacien et même un ami ?

C’était une expérience incroyable. Avec Robert Galloway, nous n’avions jamais joué ensemble, c’était notre première. Pour notre premier match, c’était assez symbolique, mais nous avons joué et battu la paire Son-Isner, qui participait à son dernier tournoi professionnel. Au deuxième tour, nous avons battu Heliovaara-Glasspool. Nous avons enchaîné en huitième de finale contre la paire Rojer-Arevalo. Pendant ce match, j’ai eu un passage où j’ai dû jouer mon meilleur niveau en double. Mon partenaire m’a suivi dans cette bonne dynamique. Globalement, c’était un super match. Retrouver Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut en quart d’un tournoi du Grand Chelem, c’était assez incroyable. On n’a jamais trop envie de se jouer, ou alors le plus tard possible. Il a fait un super match. Il a été très bon. Nous avons perdu (5-7, 4-6). J’étais content pour lui et un peu moins pour moi, mais c’était un beau match et ça reste un beau souvenir. Depuis nos 18 ans, nous avons passé beaucoup de temps ensemble. C’est fou d’en arriver là maintenant. Pour monter en double, il y a un moment où il faut faire un coup d’éclat sur les gros tournois. Ça a été le cas à l’US Open.

Qu’en est-il des matchs par équipe ?

Ils se tiendront jusqu’au 26 novembre. J’y participerai avec le TC Strasbourg. Dans l’équipe, il y aura déjà Dan (Added) et moi, mais le reste n’est pas encore fixé. Nous espérons qu’il y aura Pierre-Hugues Herbert en joker sur certains matchs.

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