jeudi 8 décembre 2022
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Alpine A110 électrique, l’avenir lui appartient

En prenant la tête d’un Losange dans la tourmente, Luca de Meo n’a jamais laissé planer de doute sur l’avenir d’Alpine. L’emblématique marque sportive fait bien partie de la stratégie de «Renaulution». Pour mieux regarder vers l’avenir, la mythique Alpine A110 met les doigts dans la prise à travers un prototype qui préfigure l’électrification de la gamme prévue pour 2026.

En prenant la tête de Renaut en janvier 2020, Luca de Meo avait l’obligation de faire des choix forts. En pleine tourmente, le constructeur français se devait de se restructurer. Le nouvel homme fort a alors redistribué les cartes entre les pièces majeures de la « Renaulution » à venir. Un doute a plané un certain temps sur l’avenir d’Alpine, avant de définitivement s’évaporer. Luca de Meo a rapidement confirmé qu’il comptait sur l’emblématique marque sportive. Et s’il fallait des preuves, le changement de nom de l’écurie de F1 en Alpine en est la plus éclatante.

Renault a également des plans à long terme, qui passent entre autres par une électrification complète de la gamme à l’horizon 2026. On aurait pu croire que ce passage à l’électrique se ferait au moment de la sortie du SUV Alpine, où lors de la présentation d’un futur modèle. Les contraintes techniques pour adapter la berlinette A110 à cette nouvelle technologie sont en effet nombreuses. Mais il n’en est rien. Laurent Rossi, le patron d’Alpine, a relevé le gant : « Pourquoi ne pas commencer par l’Alpine A110, un mythe de la sportivité reconnu pour sa légèreté et son agilité, le tout pour un budget réaliste ? », a-t-il déclaré lors de la présentation de la version survoltée.

Le coup de foudre

L’écueil le plus redoutable est celui de la masse. La berlinette doit sa renommée sportive à sa grande légèreté, par nature incompatible avec le poids des batteries. Les ingénieurs ont su toutefois le lever en partie. L’Alpine A110 E-ternité embarque ainsi douze modules qui composent son pack de batteries de 60 kWh. Le bloc électrique développant 242 ch et 300 Nm de couple est hérité de la Megane E-tech, mais contrairement à la compacte, il n’a pas été possible de bénéficier d’un châssis spécialement conçu pour la technologie. L’astuce a alors été de placer tous ses accumulateurs à la fois à l’avant et à l’arrière du véhicule afin de conserver une parfaite répartition des masses.

L’électrification représente environ 400 kg supplémentaires à gérer. C’est plus d’un tiers du poids total de la berlinette thermique (1 086 kg). Il a donc fallu faire la chasse au moindre kilo superflu. Le recours au carbone, notamment sur les panneaux du toit ouvrant, a permis de limiter la casse. Résultat, l’Alpine A110 électrique pèse 1 378 kg. C’est 200 kg de plus que la version thermique, mais c’est une belle prouesse. Les performances sont ainsi préservées. Le 0 à 100 km/h est avalé en 4,5 s et le kilomètre est bouclé en 23,7 s. Ces chiffres sont de l’ordre de ceux atteints par la version 1,8 l turbo. Alpine annonce une autonomie de 420 km.

La prochaine Alpine qui, elle, sera conçue dès l’origine comme un modèle électrique, est déjà en conception en partenariat avec Lotus. Sa sortie est prévue pour 2026. Le concept, qui sera l’une des attractions du Mondial de Paris, est avant tout un gage donné par Alpine au patron de Renault sur la capacité du constructeur à embrasser l’avenir. En reprenant Renault, Luca De Meo avait eu cette phrase : « Électrifier Alpine pour l’inscrire dans l’éternité. » L’éternité est en marche.

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