Ares de vivre est une création des membres de l’association HERON, pour Harmonie Environnementale de Reichshoffen et Observations Naturelles, fondée en 2013, et déjà présentée dans Maxi Flash. Plus de 100 membres garnissent ses rangs. Parmi eux, certains sont également membres de Terre de liens, une association nationale spécialisée dans le rachat de terres agricoles et l’installation d’une nouvelle génération paysanne en agriculture biologique, pour le respect des sols. Cependant, certaines composantes de l’action de Terre de liens ont freiné certains de ses membres alsaciens : « L’association n’achète des terres que si elle dispose d’un porteur de projet intéressé.
De plus, son action ne se concentre pas sur les plus petites parcelles telles que les terres rattachées à des maisons, des vergers ou encore des jardins déconnectés des communes, tous très foisonnants dans nos villages alsaciens », expose Évelyne Fuchs, une des bénévoles. « Ainsi, en 2023, nous avons décidé de créer notre propre association, Ares de vivre, afin d’être seul juge des terres qui pourraient nous intéresser, sans s’attarder sur leurs dimensions, la présence d’un porteur de projet ou un usage. L’idée est de maintenir ces terres les plus naturelles possibles », complète-t-elle.
Une utilité publique
En 2025, Ares de vivre a acquis son tout premier terrain à Gundershoffen : « Il est situé dans une zone humide, protégée ». Bien qu’elle ait été créée il y a trois ans, l’association est toujours en phase de lancement, mais surtout de veille constante : « Nous sommes un petit noyau de citoyens que nous espérons voir grandir rapidement. Nous recherchons des terres, certes, mais aussi des membres, pour nous prêter main forte.
En plus de prospecter, il faut aussi s’occuper de ces terrains. En cas d’acquisitions de terrains proches des villages, nous aimerions beaucoup y organiser des sorties avec des écoliers du secteur ». Ares de vivre vit des dons, humains, financiers ou fonciers : « Nous sommes reconnus d’utilité publique. Chaque don peut être défiscalisé », souligne Évelyne. Enfin, l’association ne s’oppose pas à l’agriculture traditionnelle : « Nous essayons simplement d’apporter notre pièce à l’édifice pour préserver notre planète », conclut Évelyne.
Informations via : aresdevivre@gmail.com


