Haut les mains

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Je ne comprends pas les esprits chagrins qui contestent les théories de Gims, m’a dit ma voisine l’autre jour en ouvrant sa boîte à papyrus. Le chanteur sapé comme jamais a affirmé que les Égyptiens avaient l’électricité. J’ai ri, c’est vrai, lorsqu’elle a balancé que c’est une évidence, que les gens disjonctent, que ES était un pharaon très branché. Moi qui viens de recevoir ma facture de l’hiver, je vous confirme, c’est plutôt elle qui est pharaonique. Bref, ma voisine a dit que ce que l’on sait moins, c’est que du coup ils avaient aussi le chauffe-eau, la clim, le grille-pain et le Wi-Fi. Ramsès II avait la 2G d’où son nom. Les Égyptiens avaient aussi le rap, c’est bien Akhénaton l’inventeur, et non Gimsérinos, comme certains l’ont prétendu dans leur pré carré. À propos d’herbe, notons aussi que le pharaon Thurah dont le fils Khephren a joué au Real de Madrid dès -2509 a été l’auteur de deux buts lors d’une demi-finale de la Coupe de monde -2529, avec un certain Zinédos Zidanis, roi de Panenkas, et Thieridos Henrisis qui avait la main sur le cœur. Elle était remontée comme une montre à quartz antique, ma voisine. Mais, elle plaisantait bien sûr, elle a une imagination aussi débordante qu’Emmanuel et Kylian lorsqu’ils parlent aux Français. Bon, ça, c’est mon voisin qui l’a dit, le spécialiste du foot dans l’immeuble c’est lui. Il a un avis sur tout et surtout sur le Racing. Même dans l’affaire Galtier, il a trouvé un lien avec le club présidé un temps par Julien Fournier (l’ennemi de Galtier). Il est resté en Alsace quatre mois avant d’être viré et il a laissé l’image du type super sympa, pas opportuniste pour un sou et qui sait rebondir tel le Marsupilamidos (une autre invention des Égyptiens). Dans notre ascenseur pour profil, mon voisin a dit que la nouvelle boutique du Racing devrait proposer un merchandising spécial Fournier pour se souvenir de cette grande époque qui a précipité Strasbourg en 5e division ! Je suis rentré chez moi, en boitant, comme si j’avais essuyé un tacle électrique de Néfer’untiti, j’étais comme la France, le moral sapé comme jamais, avant que ma voisine ne m’apporte quelques dattes réconfortantes.