mercredi 3 juin 2026
AccueilLes actusAutour de WissembourgHoffen. Marie Rupp écrit un futur pluriel

Hoffen. Marie Rupp écrit un futur pluriel

À seulement 20 ans, Marie Rupp mène une vie faite de multiples engagements, de la petite enfance à l’agriculture, en passant par le théâtre alsacien. À travers ces expériences, elle construit peu à peu un parcours tourné vers la transmission et le monde rural.

Originaire de Hoffen, au beau milieu de l’Outre-Forêt, Marie Rupp a grandi et continue d’évoluer au sein d’une famille ancrée dans le territoire. Son père Marius est agriculteur, à la tête d’une exploitation de 45 hectares de prairies, de 6 hectares de grandes cultures – vendues ou autoconsommées – et d’une vingtaine de vaches limousines. Sa mère Tania, quant à elle, travaille dans une entreprise de transport : « C’est elle qui nous a transmis la passion du théâtre alsacien », place d’entrée Marie.

En famille, la maman et ses deux enfants sévissent au Schladla Theada, le théâtre de Schleithal : « Investie depuis trois ans, j’y joue depuis deux saisons avec les adultes et j’encadre la section des jeunes ». Les lectures et les répétitions reprendront en septembre : « À la rentrée, en plus du théâtre, une école de l’apprentissage de l’alsacien pour les jeunes ouvrira à Schleithal. J’y enseignerai. Les parents peuvent déjà prendre contact avec moi », souligne Marie Rupp.

Un avenir professionnel en projet

Petite,professionnellement parlant, Marie souhaitait devenir policière, puis aide-vétérinaire : « Pour y parvenir, je me suis lancée dans un baccalauréat professionnel CGEA (conduite et gestion de l’entreprise agricole). N’ayant pas trouvé de patron pour mener mon apprentissage, je n’ai pas souhaité rester les bras croisés ». La jeune femme s’est alors orientée vers un service civique, qu’elle a suivi dans une école : « Étonnement, j’ai beaucoup accroché avec les enfants et j’ai adoré cette expérience, au point de changer d’avis pour mon futur professionnel ». Marie s’est lancée dans un CAP petite enfance, en alternance à l’école maternelle de Betschdorf.

J’aimerais mixer les apprentissages de mes deux formations professionnelles pour ouvrir une ferme pédagogique

En parallèle de ses études, elle a commencé à aider son père à la ferme, notamment pour la gestion des vaches limousines : « Elles ont remplacé nos chèvres et nos taurillons à viande en 2024. Nous en avons une vingtaine, dont une dizaine de mères porteuses ». À travers ces engagements multiples, une ambition s’est dessinée : « J’aimerais mixer les apprentissages de mes deux formations professionnelles pour ouvrir une ferme pédagogique, pour expliquer aux enfants d’où viennent les aliments, afin de relier concrètement les savoirs, la terre et le vivant », conclut-elle.

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