mardi 25 juin 2024
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Munchhausen – Andrée Steinmetz-Meichel, le poème de sa vie

C’est un personnage, de théâtre, de littérature et dans la vraie vie, Andrée Steinmetz-Meichel a pris sa retraite de l’enseignement en 2009. Elle est retournée à ses premières amours de poétesse et d’actrice, dans sa jolie maison perchée de Munchhausen.

Elle qui est née un matin blanc de décembre 1949 au Château de la Verrerie à Mattstall, où son père était garde-forestier, qui a été bercée par « les belles histoires » de sa marraine Valérie, et qui a construit sa maison sur la colline de Munchhausen « pour jouer à la Lorelei », raconte sa vie avec passion. Conte de fée ou roman initiatique, Andrée Steinmetz-Meichel est loin d’y mettre le point final : « J’ai des scénarios plein la tête et plus de trente poèmes prêts ! » lance-t-elle.

Contrainte par son père de suivre la voie familiale de l’enseignement, Andrée devient professeur d’allemand à Seltz, alors qu’elle était admise à l’école du TNS… Elle continue de jouer « les pièces de Raymond Weissenburger dans la petite salle du restaurant de Munchhausen », jusqu’à trouver un autre défi : un Master de philosophie et littérature allemande, qu’elle décroche en 1993 : « Je sortais du collège à midi, fonçais à l’université de Karlsruhe, dormais cinq heures par nuit, ma fille avait 7/8 ans… J’ai pris une année sabbatique pour écrire mon mémoire, que j’ai eu avec mention. »

Premier prix international

L’écriture et la poésie la titillent depuis toujours, comme L’albatros de Baudelaire qu’elle récite de but en blanc : « Ses ailes des géant l’empêchent de marcher… Ma grande force au lycée, c’étaient les commentaires composés, se souvient-elle. Mais j’étais souvent privée de sortie parce que je parlais alsacien, alors j’écrivais le mal-être de mes 15 ans à l’internat ». Elle fait éditer un recueil de poésies, À corps et à cris, et en 2017, un essai sur le poète juif alsacien Claude Vigée, en allemand.

Toujours en quête de reconnaissance, Andrée décroche le Premier prix de poésie au concours international Alemannisch läbt en 2021, après « un choc émotionnel » sur le champ de bataille à Frœschwiller. C’est Joseph Fenninger du Théâtre de la Chimère de Haguenau qui lui parle de cette fameuse bataille de 1870, et la fait remonter sur les planches pour son spectacle historique : « Le poème a jailli en moi, je l’ai récité par cœur et je n’ai plus rien changé. Si j’ai une émotion, elle fond sur moi », dit-elle en touchant son cœur. D’autres poèmes sous les yeux, elle plaisante : « L’introspection n’est plus à la mode… Je couche sur le papier mes cris intérieurs à la postérité, ils rigoleront bien quand ils les liront ! »

L’automne, d’Andrée Steinmetz-Meichel

L’automne cotonne sa brume qui hume
L’humus humide et mouillé de larmes refoulées
L’automne fredonne ses mélodies qui charrient
Des souvenirs de soupirs et de sourires profondément enfouis qui doucement s’enfuient…

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