vendredi 9 décembre 2022
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On Ruffet le match #4 – Pas aVARes de polémiques !

La vidéo peut-elle résoudre les problèmes d’équité ou de justice dans le sport ? Vous avez quatre heures. Il y a deux façons d’aborder la question de la vidéo : dans quelles situations est-elle utile et peut-elle « corriger » les arbitres ?

Quand on parle de justice, il est évident que l’utilisation du Hawk Eye au tennis a amené une petite dimension de suspense supplémentaire, tout en réglant les contestations. Au moins, c’est carré. Faute d’un demi-millimètre, c’est faute. C’est cartésien.

Pour avoir été assistant-réalisateur d’un match d’Euroligue, j’ai aussi pu constater que le basket avait une notion très précise et concrète : les arbitres viennent voir si le ballon a été lâché avant ou après le buzzer pour valider ou non un panier de la dernière seconde. Avant, c’est bon, après, c’est pas bon. C’est cartésien.

Quand vous avez une course hippique ou cycliste, la « photo finish », c’était un peu l’ancêtre de la VAR. T’as un demi-millimètre d’avance, tu gagnes. C’est dur pour celui qui est un demi-millimètre derrière, mais on peut estimer que tu as fourni un demi-millimètre d’effort en plus. Tu gagnes, tu perds. C’est cartésien.
Et puis arrive le foot. D’abord la « goal line technology ». Bonne idée ça. La ligne est scrutée en 3D, et comme le veut la règle, si le ballon « a entièrement franchi la ligne », le but est accordé. Le demi-millimètre compte. C’est cartésien.
Là où ça se complique, c’est quand on entre dans l’interprétation. Le hors-jeu par exemple. Le bout de talon qui dépasse du bout de coude donne-t-il un avantage certain ? Et pour les penaltys, les cartons rouges ? L’arbitre prend une décision sur la base d’une règle qu’il interprète (main ou pas, position « naturelle » ou pas, choc entre deux joueurs, etc.).

Dans l’oreillette, on l’appelle pour lui dire, sur la base d’une image arrêtée, qu’il s’est sans doute trompé, interprétant alors différemment une situation. L’action, totalement sortie de son contexte, est ensuite réinterprétée par l’arbitre qui aurait commis une « erreur manifeste ». D’après la Ligue de Foot professionnelle, 75% des erreurs auraient ainsi été corrigées. Mais ne pas donner un corner, n’est-ce pas une erreur manifeste ? À partir de quand le coup de sifflet influe réellement sur le déroulement d’un match ? Il vous reste 3h58.

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