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Tennis de table : « Faire progresser vers le haut niveau »

C’est une entente qui est presque passée inaperçue. Les clubs phares d’Alsace du Nord, Haguenau et Wissembourg, ont décidé d’unir leurs forces au sein du TTHW. Julien Jung en est le directeur sportif.

Maxi Flash : Julien, pour commencer, un rappel des faits s’impose…

Julien Jung : Le club de Wissembourg était une « petite » structure, mais avec deux équipes messieurs de haut niveau, en N2 et N3. Nous, à côté de ça, on était un gros club de 200 licenciés avec beaucoup de jeunes très performants, mais avec le covid ça faisait deux années qu’on loupait la montée, et on n’arrivait pas à passer un cap. C’est vrai que pendant des années, c’était limite le derby. Ça fait 30 ans que je joue, et de premier abord, je me suis dit « quoi ?! » (rires) Et puis en réfléchissant, on s’est dit que le mieux pour le tennis de table en Alsace du Nord, c’était de s’asseoir autour d’une table et de créer quelque chose de sympa.

Comment ça s’organise ?

À Haguenau, on continue d’entraîner plus de 30 heures par semaine, et de l’autre côté, on cherche à développer le club de Wissembourg, avec Adeline Lengert, une prof d’EPS et ancienne joueuse de l’équipe de France. L’entente a été construite essentiellement sur les équipes fanions, mais on s’occupe de tous, que ce soit le loisir, le handi-ping qui va fêter sa 10e année, développer une section pour les personnes en fauteuil roulant…

On voulait aussi parler d’un beau résultat avec tes U11 !

Oui ! Il y a un circuit mondial, WTT, qui existe pour les adultes et ils ont fait pareil pour les jeunes. On a deux jeunes très performants qui font partie de l’académie, qui a été créée pendant le covid : on essaye, sans être un Pôle Espoir, de faire progresser dans une structure locale vers le haut niveau. C’est entre 10 et 14h par semaine, avec des entraînements adaptés, pour ne pas toujours vivoter et voir des projets sur un club. Sur ce circuit on en avait deux de Haguenau-Wissembourg, et ce qui est fou, c’est qu’en général il y en a 5 par pays maximum. À Spa, il y avait 45 pays, il manquait juste les deux nations phares, la Chine et le Japon, qui ne sortent pas encore après le covid. À 11 ans, le niveau global est très serré. À Metz, Lucas Simon fait quart de finale et la bonne surprise est venue de Roméo Muller qui avait une balle de match contre lui en poule, et finalement il gagne, et va jusqu’en finale ! J’avoue que la Belgique, Metz, ce n’était pas très glamour, mais il y avait 45 pays ! Entendre toutes les langues, pour les enfants, c’était chouette, ils ont envie de se mettre à l’anglais pour parler avec les nouveaux copains.

 

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