On Ruffet le match – Pas simple de siffler

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Sébastien Ruffet ©Hugo Cappa

Retour à mes premières amours, le sport. C’est un sujet de plus en plus sensible, surtout avec une fin de saison qui approche, et des enjeux qui se décuplent. L’arbitrage est remis en question pratiquement tous les week-ends, quels que soient les sports, quels que soient les niveaux.

Alors on le sait tous, l’arbitre, c’est un humain, et il a le droit de se tromper, et on sait aussi que sans arbitre, pas de match.

Quand c’est sifflé, c’est sifflé. On n’appuie pas sur un bouton pour faire «reset» et revenir juste avant. Et c’est à ce moment-là qu’on doit tous apprendre de ce qui se passe ces derniers temps. Le joueur, à chaud, peut avoir une réaction d’incompréhension, là aussi, c’est humain – mais dans le respect de l’humain qui est en face de lui. L’arbitre, lui, a un devoir d’exemplarité aussi : il faut communiquer et apaiser.

Je vois trop d’arbitres, pros ou amateurs, refuser le dialogue, menacer d’un carton à la moindre contestation. Et, étrangement, on voit que les arbitres qui communiquent le mieux sont ceux qui ont le moins de problèmes !

La communication, l’oubliée de la situation

Le sous-entendu concerne le foot, mais j’étais récemment à un match de basket de l’ASA à Gries, et le constat est le même. L’arbitre qui explique apaise le joueur, celui qui fait le cow-boy envenime les débats.

Oui, je le redis, il est très difficile d’arbitrer. Les clubs devraient d’ailleurs obliger leurs joueurs à arbitrer une mi-temps à l’entraînement par exemple, pour saisir la complexité de la vitesse, de l’axe, de l’intention… On doit tous en prendre conscience.

On a l’impression, aussi, que niveau éducation, tout se perd.

Messieurs les joueurs, essayez de comprendre les arbitres. Messieurs les arbitres, mettez-vous à la place des joueurs également. On s’entraîne dur, semaine après semaine, il y a des enjeux que parfois vous ne soupçonnez pas, alors oui, un coup de sifflet incompris, ça peut être dur à avaler. Parlez. Avec calme et respect, mais parlez-vous.